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 Villiers-le-Bel à l’heure des comptes

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Revoltaire
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MessageSujet: Villiers-le-Bel à l’heure des comptes   Jeu 2 Juil - 13:25

Aujourd’hui et demain, dix prévenus comparaissent au tribunal de
Pontoise pour jets de pierre avec guet-apens contre la police en 2007.
Violences urbaines provoquées par la mort de deux ados après la
collision entre leur minimoto et une voiture de police.
C’est le premier épilogue
judiciaire des trois principales procédures en cours liées aux émeutes
de Villiers-le-Bel (Val-d’Oise) de novembre 2007. Aujourd’hui et
demain, dix prévenus comparaissent libres au tribunal correctionnel de
Pontoise pour jets de pierre en réunion avec guet-apens contre les
forces de l’ordre les 25 et 26 novembre 2007. Ces violences urbaines
avaient été provoquées par la mort de deux adolescents, Mohsin, 15 ans
et Lakamy, 16 ans, après la collision entre leur minimoto et une
voiture de police.
Au lendemain des émeutes, le 28 novembre 2007, une information
judiciaire a été ouverte contre X pour «homicide involontaire» afin
d’éclaircir les circonstances de la mort de Mohsin et Lakamy. Mais
comme le rappelle Me Mignard, avocat des familles : «Dans
cette affaire personne n’a encore été mis en examen ou même placé sous
un régime de témoin assisté. Autant il est normal que des jeunes soient
jugés s’ils ont commis des violences, autant cette lenteur est anormale
concernant l’accident. Nous sommes devant une attitude de semi-inertie.»

Une attitude en tous cas qui n’est pas propice à aider les habitants de
Villiers-le-Bel à faire le deuil de ce qui s’est passé en novembre
2007. «Quand il y a un drame, un accident d’avion, un attentat, tente d’expliquer un jeune trentenaire, tout
le monde essaye de comprendre ce qui s’est passé. Pourquoi les jeunes
qui ont vu Mohsin et Lakamy à terre, pourquoi leurs familles,
n’auraient pas aussi le droit de savoir pourquoi ces adolescents sont
morts ?»

Les deux jeunes roulaient sans casque à 66 km/h, arrivant à la
perpendiculaire d’une rue d’où une voiture de police descendait,
également à vive allure, contrairement à ce que ses passagers ont tout
d’abord prétendu (lire ci-contre). La violence du choc a totalement
enfoncé le capot du véhicule et projeté les deux adolescents. Les
policiers ont été rapidement évacués des lieux par des collègues, les
habitants formaient, eux, un cordon autour de la voiture accidentée et
des pompiers tentaient de ranimer les enfants comme le montrera plus
tard une vidéo filmée par un jeune du quartier.
Après le transport des corps des victimes, des violences ont éclaté,
un commissaire de police de Sarcelles a été roué de coups par des
jeunes et des commerces ont été incendiés. Le lendemain malgré une
marche silencieuse et les appels au calme des familles, les violences
redoubleront d’intensité suite aux déclarations de la procureure de la
République de Pontoise au journal télévisé écartant la responsabilité
des policiers. On tente même d’expliquer l’état de dégradation de la
voiture par la violence de certains jeunes sur le véhicule. Dans la
nuit du 26 au 27 novembre, une bibliothèque et une école sont
incendiées, des bâtiments publics dégradés et une centaine de policiers
seront blessés par des tirs d’armes à feu.
Pour ces derniers faits, le président Sarkozy demandera que les
auteurs des coups de feu soient jugés aux assises. Cette deuxième
procédure, pour tentative d’homicide sur des agents de police, est
toujours en cours et est disjointe de celle des dix prévenus qui sont
jugés aujourd’hui uniquement pour «caillassage». En décembre 2007, des
appels à témoin sont distribués dans la ZAC, ils promettent un
témoignage anonyme en échange d’une rémunération de plusieurs milliers
d’euros. Après l’interpellation très médiatisée le 18 février 2008 de
35 personnes, cinq ont été mises en examen pour tentative d’homicide
volontaire, quatre sont toujours en détention provisoire selon le
bureau du procureur.
Aujourd’hui, dans cette commune de 27 000 habitants, il n’y a plus
de traces physiques des émeutes, une bibliothèque a été reconstruite,
les bâtiments publics réparés mais les traces psychologiques sont
encore là, notamment dans les rapports entre jeunes et policiers. Inès,
15 ans, participe à la réalisation d’une fresque au collège Martin
Luther King où on voit des mains s’entrelacer, et avoue faire des
cauchemars comme son petit voisin : «Quand les "bombes" (les mortiers ou les flash-balls, ndlr) explosent,
j’ai l’impression qu’ils sont à côté de ma fenêtre. Je ne comprends
pas, la police est toujours là quand il ne se passe rien et elle arrive
toujours en retard quand il y a quelque chose.»







STÉPHANIE BINET

http://www.liberation.fr/societe/0101577369-villiers-a-l-heure-des-comptes
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le git
gaucho baroudeur...
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MessageSujet: Re: Villiers-le-Bel à l’heure des comptes   Ven 3 Juil - 0:20

le jura libertaire

Citation :


Villiers-le-Bel : Des émeutes "très organisées", selon la police









Certains
des dix jeunes jugés depuis jeudi matin pour jets de projectiles contre
les forces de l’ordre à Villiers-le-Bel (Val-d’Oise), en novembre 2007,
ont reconnu avoir participé à ces émeutes, décrites par la police comme
«particulièrement violentes» et «très organisées».




Le 25 novembre 2007, la mort de deux adolescents dans la collision de
leur mini-moto avec une voiture de police avait provoqué deux jours de
violences à Villiers-le-Bel. Une centaine de policiers avaient été
blessés par des tirs d’armes à feu et des jets de pierres et de
bouteilles, un commissaire roué de coups, des bâtiments publics et des
commerces détruits.

Depuis
jeudi matin et jusqu’à vendredi, dans un tribunal sous haute
surveillance policière, dix prévenus comparaissent libres, sous
contrôle judiciaire, pour les jets de projectiles sur des policiers,
avec armes, en réunion, avec guet-apens.




C’est
le premier procès consacré aux violences de Villiers-le-Bel. L’enquête
principale sur les tirs contre la police donnera lieu à un autre
procès, aux assises, probablement fin 2009, où cinq personnes ont été
renvoyées jeudi par la juge d’instruction.

Si les émeutiers étaient «plus de 200», selon un policier entendu comme
témoin, ils ne sont que dix, tous majeurs, à être poursuivis devant le
tribunal correctionnel.

Parmi eux, Nicolas Alexandre a reconnu avoir «jeté des cailloux comme
tous les jeunes» et regrette «d’avoir participé à tout ça». De même
Abdelakder Daoud et Yassine Mouaddan ont reconnu les jets de pierre. Au
cours de l’instruction, ce dernier avait résumé l’état d’esprit des
jeunes face à la police : «Ils ont tué nos frères, il faut les fumer».

Stéphane Farade a nié en bloc : «Je n’étais pas là, je n’ai rien fait».
Au cours de l’enquête, il avait pourtant reconnu avoir «jeté des
cailloux pour ne pas passer pour une poule mouillée, un bouffon». «Tout
le monde était fier d’avoir blessé autant de policiers», avait-il
ajouté avant de revenir sur des propos lâchés, selon lui, «sous la
pression policière».

Comme lui, à l’audience, tous les prévenus qui avaient donné des noms
au cours de l’instruction sont systématiquement revenus sur leurs
déclarations, au grand dam de la présidente Marie-Claire Maier.

Plus tôt, au cours de l’audience, Thierry
Aubry, capitaine de police à la PJ de Versailles a souligné
l’organisation minutieuse des «émeutes». Avec la «constitution de
groupes et de secteurs», des «lampadaires cassés» pour plonger les
quartiers dans le noir, l’organisation de «guet-apens» et l’écoute du
«trafic radio de la police» pour anticiper les mouvements des CRS.

«Les émeutes de 2005 étaient beaucoup plus improvisées. C’est la
première fois qu’on voit autant de policiers blessés sur un si petit
périmètre», a-t-il affirmé, faisant état de «plus de 200 émeutiers».

Gilbert Siniscalco, chef d’une unité de
40 CRS présente à Villiers, a décrit le «mur humain de 250 personnes»
auquel ses hommes ont fait face, «avec des individus qui venaient au
contact pour essayer d’extirper un policier avec la volonté de le
lyncher».

«Un fonctionnaire encerclé par des émeutiers a sorti son arme, a pointé les casseurs et ça n’a eu aucun effet», a-t-il dit.

«Comment va-t-on juger ces dix là alors que 250 ont commis les mêmes
faits», a demandé Me Jean-Christophe Tymozko, avocat d’un prévenus. «Le
risque c’est qu’ils prennent pour les autres», a-t-il ajouté.

«Le problème c’est qu’il est très difficile
de réunir des preuves dans ce genre d’affaires c’est pour ça qu’ils ne
sont que dix», a réagi un responsable de la police du Val-d’Oise sous
couvert d’anonymat.

Les prévenus encourent jusqu’à sept ans d’emprisonnement.




Leur presse (AFP), 2 juillet 2009.


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Revoltaire
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MessageSujet: Re: Villiers-le-Bel à l’heure des comptes   Ven 3 Juil - 14:41

"ON VA JOUER A QUI SE FATIGUE LE PREMIER?"
Dialogue saisi dans la cité de la ZAC à Villiers-le-Bel, où une nouvelle unité de police circule le soir avec ses flash-balls.
C’est un soir d’été, vers 20
h 30, dans la cité de la ZAC, à Villiers-le-Bel. Des mères de famille
discutent sur le pas de leur porte. Des enfants jouent dehors. Dans une
allée boisée, sous les immeubles, des jeunes sont assis sur des bancs
distants d’une dizaine de mètres.
Sur celui où Libération s’est installé, trois adultes, la
trentaine, parlent des dernières sorties de cinéma mais aussi de
l’arrivée de l’Unité territoriale de quartier (Uteq) qui patrouille
depuis un mois à la ZAC et à la Cerisaie, une barre d’immeuble située
quelques centaines de mètres plus haut. «Ils sont là tous les soirs de 17 heures à 1 heure du matin, raconte un voisin. Vous
allez voir, à 23 heures, ils vont se positionner à différents endroits.
Des fois, ça chauffe avec les plus jeunes. Ma sœur regardait par la
fenêtre un soir, elle s’est pris un flash-ball. Elle a porté plainte,
mais moi je sais que ça ne sert à rien.»

A l’approche du procès des émeutiers, c’est le sentiment qui règne
parmi ces jeunes adultes, un mélange de résignation et de colère
froide : «Franchement, si on savait que les policiers qui ont
renversé les petits allaient être jugés, on s’en foutrait des procès
des émeutiers. Après tout, tu fais des conneries, t’assumes. Mais là,
comme on sait que ceux qui ont commis "ce double meurtre" ne seront
jamais jugés, ça fout la rage.»

Fourgons. A 21 h 30, la fameuse Uteq fait son
entrée en scène : six policiers en tenue et casqués, dont une femme,
font le tour de la cité, levant systématiquement les yeux vers les
étages, trois devant et trois fermant la marche en reculant, sans
jamais tourner le dos aux habitants, le flash-ball bien en vue. «Vous avez vu la nouvelle police de proximité, elle vient nous parler armée», commente un jeune.
L’Uteq passe devant le premier banc des adultes, un bonsoir
s’échange. Devant celui des plus jeunes, on entend juste des rots. Les
policiers de l’Uteq quittent les lieux en reculant, souriant aux
invectives qui leur sont lancées à distance sans que rien ne soit
audible. Une heure plus tard, deux contingents de fourgons de police
emboîtent l’allée : des policiers en tenue antiémeute (épaulières,
protège-tibias) contrôlent un jeune assis sur le banc. Les policiers
ignorent notre qualité de journaliste. Deux des jeunes adultes assis à
nos côtés engagent la conversation, que nous enregistrons, avec un
policier casqué et portant le fameux LBD (lanceur de balles de défense).
«Pourquoi vous êtes chargé comme ça ?» demande Djibril (1).
Le policier : «Parce ce que c’est un quartier de merde, ici.»
Djibril : «Quartier de merde ? Mais on est bien, nous, ici.»
Bruno : «Pourquoi quartier de merde ? Et puis pourquoi vous venez tous les jours ?»
Le policier : «Parce que c’est la nouvelle politique, monsieur, parce qu’on a trop laissé aller et il faut qu’on revienne.»
Omar : «Mais quartier de merde, c’est pas bien de dire ça.»
Bruno : «Pourquoi vous venez ici avec des préjugés comme ça ?»
Le policier : «Il y a deux ans, je suis venu sans préjugé, et j’ai eu le temps de me rendre compte par moi-même.»
Bruno : «Vous vous rendez compte si on venait tous les jours devant chez vous à cinquante ?»
Le policier : «Ah, mais moi je suis le premier à le dire que ça doit
être insupportable pour vous, mais c’est pas nous qui avons provoqué
ça. Nous, nous nous prenons les mortiers, les projectiles, les
insultes. Maintenant, c’est peut-être pas une bonne solution de venir
tous les jours.»
Bruno : «On va jouer à qui se fatigue le premier ?»
Le policier : «Ce n’est pas une guerre psychologique. Nous, on s’en fout, on nous demande d’être là, on est payés.»
Bruno : «C’est vous la nouvelle police de proximité ?»
Le policier : «Non, nous c’est un nouveau service : l’Uteq, l’Unité
territoriale de quartier. Ni plus ni moins ce qu’on appelait l’îlotage
il y a dix ans.»
Bruno : «Ah, bah je préférais.»
Djibril : «Les îlotiers, ils ne marchaient pas avec des casques.»
Le policier : «Peut-être, mais aujourd’hui on évolue dans un
contexte où on est obligé d’en mettre, on ne va pas attendre d’avoir
une balafre de vingt centimètres.»
Un jeune d’environ 17 ans s’approche et pointe le policier du doigt : «En plus, il était là, lui.»
Le policier : «Non, j’étais pas là…»
Le jeune : «Si, t’étais là.»
Le policier : «Mais ferme ta gueule, toi !»
Tout le monde se lève du banc comme un seul homme : «Mais pourquoi vous l’insultez, est-ce qu’il vous a insulté, lui ?»
Un quatrième adulte calme les esprits : «Allez, parlez pas avec lui. Il va vous parler comme à une merde, ça ne sert à rien.»
Les coéquipiers du policier, Eric et Luc, viennent en renfort et
engagent à nouveau la conversation, pendant que le premier policier,
énervé, allume une cigarette.
Djibril : «Vous avez vu la tension qu’il y a en ce moment, une
insulte toute bête comme ça, ça peut déclencher des tas de trucs.»
Bruno : «Il est habillé en Robocop, du coup il pense qu’il peut insulter tout le monde.»
Policier Eric : «Ce qu’il faut comprendre, c’est qu’il y a un passif
entre la police et les jeunes ici. Et là, il va y avoir une phase de
transition. Il y a des gens qui sont tendus, des dialogues qui débutent
mal, mais il y a quand même un fœtus de dialogue. Regardez, on arrive à
se parler. Il y a des gens qui ne veulent pas nous parler, on essaie de
les comprendre. Les policiers de l’Uteq ont des instructions. A leur
dernier passage, lorsqu’ils se sont écartés de quelques dizaines de
mètres, il y a eu des insultes. La politique, c’est que dès qu’il y a
un début d’incivilité, il y a systématiquement une réponse, même si ce
n’est qu’un contrôle d’identité. Cela a une vertu : à la moindre
incivilité, il y a une réponse policière.»
Bruno : «En fait, ce que vous nous dites, c’est que pour dix personnes, vous venez tous les soirs.»
Politique. Policier Eric : «En gros, oui. C’est
politique. L’Uteq a été votée au niveau national, ce n’est pas
seulement pour Villiers-le-Bel. Nous, on ne fait pas de la politique,
on est les ouvriers de la police nationale. J’étais policier de
proximité avant d’être à la BAC. Aujourd’hui, on revient dans les
quartiers où il y a eu des violences urbaines. Je pense qu’ici il y a
eu aussi des erreurs du côté des policiers, j’en suis persuadé.»
Djibril : «Vous savez, tant que la lumière ne sera pas faite sur ce
qui s’est passé entre les jeunes et la police [le jour de l’accident de
Lakamy et Mohsin, ndlr], le calme ne reviendra pas dans la ville. Tout
ce qu’ils ont dit s’est révélé faux. L’expertise a montré qu’ils
roulaient sans gyrophare, à 60 km/heure, et au moment de l’accident,
ils étaient en train d’accélérer. Ce n’est pas bénin, ils ont dit
qu’ils roulaient à 40, qu’ils n’étaient pas en intervention et qu’il ne
se passait rien dans la ville, vous vous rendez compte ? Ils ont donné
l’impression de cacher quelque chose de grave. Nous, quand on fait des
conneries et qu’on cache des choses, vous vous dites quoi ? Qu’on ment
et qu’on a quelque chose à cacher. Et bien nous, aujourd’hui, on pense
la même chose. On est fait pareil, on est des êtres humains.»
Métier. Policier Eric : «Tout le monde veut que la
vérité se sache. Police ou pas police, le constat, c’est que deux
enfants sont morts. […] Les enfants étaient sur la moto, les policiers
en intervention, le résultat, c’est un accident. Il n’y a pas un adulte
qui se lève le matin en disant "je vais m’amuser à tuer deux enfants".
Comme il n’y a pas deux enfants qui se disent "je vais me mettre en
danger volontairement". […] Il y a beaucoup de pères de famille chez
les policiers, personne ne se réjouit de la mort de deux gamins. Je
suis même capable de comprendre que des jeunes me traitent d’enculé de
loin et que parfois ce n’est qu’un jeu. Mais certains policiers ont du
ressentiment. On discute maintenant, et pourtant, ce n’était pas facile
il y a cinq minutes. Le monsieur, là, ça fait combien de temps qu’on se
connaît ? S’il va en garde à vue, je ferai mon métier de policier, mais
le lendemain, ce n’est pas pour ça que je ne lui dirai pas bonjour.»
Omar : «Ah, si je fais une garde à vue gratuitement, l’amitié, c’est
fini. Si tu m’embarques pour un truc que j’ai fait, pas de problème.
Mais si je n’ai rien fait, on s’appelle plus.»
Policier Eric : «Fini les vacances ?»
Omar : «Fini, plus de bouffe, plus rien.» [rires]
Policier Eric : «Il y a des gens qui sont contents qu’on soit là. La
semaine dernière, une personne qui venait soigner un habitant à
domicile s’est fait voler son GPS.» [Un premier mortier est tiré dans
la direction de notre groupe.]
Policier Eric : «Protégez-vous quand même. Ils nous prennent pour cible.»
Djibril : «Ça va. C’est bientôt le 14 Juillet, les feux d’artifice sont de sortie.»
Policier Luc : «Des fois, ce sont les cailloux, les bouteilles.»
Djibril : «C’est chiant, en même temps il faut essayer de les comprendre aussi, les petits. Pour un rien, ça chauffe un peu.»

(1) Tous les prénoms ont été changés

http://www.liberation.fr/societe/0101577374-on-va-jouer-a-qui-se-fatigue-le-premier
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MessageSujet: Re: Villiers-le-Bel à l’heure des comptes   Ven 3 Juil - 16:16

Citation :
Des peines allant de 12 mois de prison avec du sursis à trois ans de prison ferme ont été requises aujourd'hui par le procureur à l'encontre des dix prévenus qui comparaissent devant le tribunal de correctionnel de Pontoise pour le caillassage de policiers à Villiers-le-Bel en 2007.

Le procureur Emmanuel Gerard a requis une peine de 12 mois de prison assortie "d'un sursis large" à l'encontre du seul prévenu dont le casier judiciaire est vierge. Il a requis une peine de trois ans de prison avec mandat de dépôt contre trois des prévenus qui sont en récidive légale.

Le ministère public a requis des peines allant de 12 mois de prison ferme à 18 mois de prison ferme avec mandat de dépôt à l'encontre des six autres prévenus. Depuis ce matin, dix prévenus comparaissent libres, sous contrôle judiciaire, pour les jets de projectiles sur des policiers, avec armes, en réunion, avec guet-apens à Villiers-le-Bel en novembre 2007 lors des violences qui avaient éclaté suite à la mort de deux adolescents dans la collision de leur mini-moto avec une voiture de police. Les prévenus encouraient jusqu'à sept ans d'emprisonnement.
[quote]

Figaro


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la premiere volerie que je fis dans ma vie, c'est d'avoir goupillé la bourse d'un vous m'entendez, c'est d'avoir goupillé la bourse d'un curé...
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MessageSujet: Re: Villiers-le-Bel à l’heure des comptes   Ven 17 Juil - 16:30

Villiers-le-Bel: prison ferme pour dix jeunes



Les dix prévenus du procès des violences urbaines survenues à
Villiers-le-Bel, dans le Val d'Oise, en novembre 2007 ont été condamnés
vendredi à des peines allant de un à trois de prison.
Des peines allant de 1 à 3
ans de prison ferme ont été prononcées vendredi à l'encontre des dix
prévenus qui comparaissaient devant le tribunal correctionnel de
Pontoise pour le caillassage de policiers à Villiers-le-Bel (Val
d'Oise) en 2007.

Les dix jeunes hommes ont été reconnus coupables de violences
volontaires sur les forces de police avec les circonstances aggravantes
de violences en réunion avec armes et guet-apens.
Sept mandats de dépôt ont été délivrés ainsi qu'un mandat d'arrêt
pour l'un des prévenus, absent à la lecture du du délibéré. L'énoncé
des peines et de la mise sous mandat de dépôt se sont déroulés dans le
calme.
(Source AFP).........................

Les dix prévenus du procès des violences urbaines
survenues à Villiers-le-Bel en novembre 2007 ont été condamnés vendredi
à des peines allant de un à trois ans de prison ferme par le tribunal
correctionnel de Pontoise dans le Val d’Oise. Ils comparaissaient pour
le caillassage de policiers. L'incarcération immédiate de sept de ces jeunes gens
qui comparaissaient libres a été ordonnée immédiatement et un mandat
d'arrêt à l'encontre d'un huitième prévenu, absent à l'audience, a été
délivré. Le tribunal s'est montré plus sévère que le parquet, qui avait demandé le 3 juillet dernier des peines allant d'un an avec sursis à trois ans de prison ferme. Il n'avait demandé que trois incarcérations immédiates.Les violences de novembre 2007 avaient éclaté suite à la mort de
deux adolescents dans la collision de leur mini-moto avec une voiture
de police. Plusieurs dizaines de policiers avaient été blessés parfois
par tirs d'armes à feu, et des bâtiments publics avaient été incendiés.
Un millier de policiers étaient ensuite intervenus le 18 février 2008
pour tenter d'arrêter les agresseurs. Un deuxième procès est attendu,
celui sur les tirs par arme à feu sur les forces de l'ordre. Le parquet
a requis le renvoi devant la cour d'assises des cinq mis en examen dans
ce dossier. La juge devrait rendre son ordonnance de mise en accusation
"d'ici la mi-juillet", selon une source judiciaire, et le procès
devrait avoir lieu fin 2009. ( europe 1 )............
e tribunal s’est montré plus sévère que le parquet, qui
avait demandé le 3 juillet dernier des peines allant d’un an
avec sursis à trois ans de prison ferme.

Europe 1

.........



Iles étaient donc dix prévenus à comparaître pour les violences urbaines de Villiers-le-Bel, en novembre 2007.


Dix personnes, condamnées à des peines allant de un à trois ans de prison ferme par le
tribunal correctionnel de Pontoise (Val-d’Oise), aujourd’hui.

Sept d’entre eux vont d’ailleurs être immédiatement incarcérés, après avoir comparu libres.


Il leur est reproché des jets de pierre ou projectiles sur des policiers.

Les violences, pendant plusieurs
nuits consécutives, avaient éclaté après la mort de deux jeunes hommes,
à mini-moto, après une collision avec un véhicule de police.

Dénonciations



Le tribunal s’est d’ailleurs montré plus sévère que le parquet, qui
avait demandé le 3 juillet dernier (voir notre papier) des peines allant d’un an
avec sursis à trois ans de prison ferme...
La défense n’a pas manqué de
contester le contenu des dossiers, qui - faute de preuve matérielle
d’importance - ne reposait que sur des dénonciations, souvent anonymes
et parfois contre rémunération.



Dans ce "dossier Villiers", cinq autre personnes
passeront en cour d’assises début 2010 pour avoir tiré avec des armes à
feu sur les forces de l’ordre.
France Info
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MessageSujet: Re: Villiers-le-Bel à l’heure des comptes   

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