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 En Soutien aux inculpéEs du 11 Novembre

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MessageSujet: En Soutien aux inculpéEs du 11 Novembre   Mar 13 Jan - 23:12

Pourquoi nous ( des individuEs inorganiséEs avons crée un comité de soutien poitevin aux 9 inculpéEs du 11 Novembre? ( et aussi celles et ceux de la Guerre Sociale, de basse intensité qui se trame….)

La démonstration de forces des plus hautes instances policières ( sdat, renseignements généraux, gendarmerie d'élite d'intervention etc.) dans un village de 350 habitants comme Tarnac ( encerclement du village, surveillance aérienne avec hélicoptères, perquisitions, puis provocation et insultes etc.) à la recherche d’une cellule terroriste (d’Ultra-gauche) fantôme, nous a montré à quel point le pouvoir était capable de se replier dans les moindres recoins du territoire, et qu'il envisagera , s'il se voit menacé, de réutiliser cette démonstration contre quiconque souhaitant vivre en dehors des sentiers battus quand bien même il ne dispose d’aucune preuve tangible….
L'intimidation, l'enfermement "préventif", les techniques issues tout droit des méthodes de torture sont de nouveau au goût du jour en France.
Par ailleurs, cette démonstration de force à Tarnac est pour nous plus que symbolique : Tarnac se situe sur le Plateau de Millevaches, au nord de la région limousine, une Terre qui est ancrée politiquement à gauche.
Effectivement c'est là où le résistant G. Guingouin contre l'avis même du Parti communiste décide d'entrer en résistance dès les débuts de l’Occupation, créant ainsi de fait le premier maquis de France, et viendra libérer Limoges avec 20.000 hommes.
Une des rares Terre où l'on trouve une statue " Maudite soit la guerre" à la commune de Gentioux en Creuse.

Ainsi, nous voulons exprimer notre indignation face à l'acharnement médiatico-politique de la bourgeoisie et de ses sous fifres.
Nous voulons montrer notre soutien à des personnes qui n'ont pas eu l'occasion de se défendre, qui sont sous l'emprise de l'arbitraire de cette République, et qui encore au moment ou l'on écrit, sont sous les verrous.
Nous souhaitons susciter un débat sur l'outil antiterroriste appliqué aux luttes sociales afin d’en finir avec la criminalisation des luttes. Montrer donc la Terreur d'Etat qui se perfectionne au quotidien, en mettant en place une société basée sur le contrôle et la contrainte (puces, fichage, prise d'ADN, biométrie etc.) Mais aussi montrer en quoi ce dispositif spectaculaire du pouvoir souhaite criminaliser des modes de vies choisis, et ainsi diffuser la peur au sein d’une société en crise.

C'est pourquoi nous voulons la suspension de la procédure antiterroriste et de tous les autres chefs d’inculpations.

LIBERATION IMMEDIATE de J.Coupat et Y.Lévy

Libération de tous les prisonniers !

MARRE DE CETTE SOCIETE PRISON !


http://www.soutien11novembre.org/

Comité poitevin de soutien aux inculpéEs du 11 novembre….
Contact chienlit@boum.org

http://comitesoutienpoitevin11nov.over-blog.com/


Des Anes Artistes........
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MessageSujet: Re: En Soutien aux inculpéEs du 11 Novembre   Jeu 15 Jan - 2:52

Citation :






Rions un peu avec les journaflics...







Tarnac : La piste des incendies d’ANPE



Le
groupe de Tarnac ne se serait pas attaqué qu’aux caténaires. Même si
les avis divergent en haut lieu, des vérifications sont actuellement en
cours pour tenter de déterminer si les mis en cause du groupuscule
d’extrême-gauche peuvent être impliqués dans une série d’incendies et
de tentatives qui avaient visé des ANPE et des antennes Assedic entre
2005 et 2007 un peu partout en France.


L’enquête sur le groupe de Tarnac s’élargit. «Piste sérieuse» pour les
uns. «Allégations» pour les autres. Même si les avis divergent en haut
lieu, des vérifications sont actuellement en cours par les policiers de
la Sdat (sous-direction antiterroriste) pour tenter de déterminer si
les mis en cause de Tarnac peuvent être impliqués dans une série
d’incendies et de tentatives qui avaient visé des ANPE et des antennes
Assedic entre 2005 et 2007 un peu partout en France.

Dès janvier 2006, la mouvance «autonome» avait été suspectée après que
des engins incendiaires avaient embrasé en pleine nuit une agence pour
l’emploi à Rennes, fin novembre 2005, puis, en janvier 2006, une
antenne Assedic à Lens, une ANPE à Toulouse, une autre à
Saint-Cyr-sur-Loire (Indre-et-Loire) et une dernière à Caen. Des
tentatives avaient également été relevées à Paris, Brie-Comte-Robert
(Seine-et-Marne), Perpignan, Pau et Cenon (Gironde). D’autres faits ont
encore été répertoriés à Saint-Herblain (Loire-Atlantique) — quatre
cocktails Molotov contre une agence de l’ANPE en mars 2006 — mais
surtout à Toulouse, au printemps 2007 : bombe incendiaire, cocktails
Molotov et bidon d’essence enflammé visant la cité administrative, des
locaux du Medef, du Trésor public, de la mission locale de l’ANPE, un
centre de rétention…

L’autre casse-tête des enquêteurs concerne trois des quatre sabotages
de la SNCF perpétrés dans la nuit du 7 au 8 novembre dans l’Yonne,
l’Oise et la Seine-et-Marne. Filés par la police cette nuit-là, Julien
Coupat et son amie sont soupçonnés d’avoir saboté la ligne TGV
Paris-Strasbourg en Seine-et-Marne. Mais qui a posé des fers à béton
aux trois autres endroits ? Ces quatre opérations ont été revendiquées
en Allemagne (JDD du 14 décembre), au nom de la «lutte anticapitaliste et antinucléaire».

Les gendarmes nont «aucune certitude»

Autre interrogation, le mode opératoire : selon une source proche de
l’enquête, les gendarmes en charge du volet technique du dossier n’ont
à ce jour «aucune certitude» sur la méthode (perches isolantes, système
de cordes…) utilisée par les saboteurs pour accrocher un fer à béton
sur des caténaires alimentées à 25.000 volts.

Parmi
les neuf mis en examen dans ce dossier dont la qualification
«terroriste» suscite la controverse, Julien Coupat et Yildune Levy sont
les deux derniers à être maintenus en détention. Pour lui, à la prison
de la Santé à Paris. Pour elle, à Fleury-Mérogis, dans l’Essonne. Leurs
avocats ont déposé, vendredi, deux nouvelles demandes de remise en
liberté qui devraient être examinées en milieu de semaine.

«Pour motiver le précédent refus de libérer Yildune, explique le
défenseur de la jeune archéologue parisienne, Me Steeve Montagne, on a
mis en avant le fait qu’elle n’avait pas encore été entendue par le
juge. Cette audition a eu lieu ce jeudi. «Pendant trois heures, ma
cliente a répondu à toutes les questions du magistrat sur son voyage
aux États-Unis et surtout sur le déroulement des faits, les 7 et 8
novembre derniers. Elle nie une quelconque participation.» Toujours
selon son avocat, la jeune femme au prénom atypique — le nom d’une
étoile — assume son engagement politique et sa participation à diverses
manifestations (pour les sans-papiers, contre le fichier Edvige et la
biométrie) mais «ne se reconnaît pas dans le schéma policier de
l’ultra-gauche». Étudiante à la Sorbonne, domiciliée chez ses parents
dans le 20e arrondissement de Paris, elle ne descendait que «très
occasionnellement» à Tarnac, où vivaient l’ancienne compagne de Julien
et leur fille de 3 ans et demi. «Elle n’a pas perdu pied en prison,
insiste Me Montagne. Elle est très entourée par sa famille et essaie de
lire beaucoup…»

Le combat de Gérard Coupat

À son fils, qu’il a encore visité à la Santé vendredi, Gérard Coupat a
lui aussi apporté des livres. Dont plusieurs pavés de Michel Foucault
consacrés à la prison, comme Surveiller et
punir

«Je sens que c’est très dur pour lui», insiste l’ancien médecin dont le
domicile, dans les beaux quartiers de Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine),
voisine celui de Michèle Alliot-Marie, qu’il voue aux gémonies depuis
les déclarations de la ministre sur l’«ultra-gauche». L’homme en est
convaincu : son fils est innocent. «Julien est bien trop futé pour
aller faire ça alors qu’il sait qu’il est surveillé par la police
depuis des mois. Et puis je lui ai posé la question, lors du premier
parloir. Il m’a dit : “C’est pas moi.” Julien ne m’a jamais menti !»
Gérard Coupat n’hésite pas à dénoncer une «barbouzerie», un «montage
policier» destiné à effrayer les enfants des classes moyennes qui
voudraient se révolter…

Pour
son fils unique, Gérard Coupat rêvait de Polytechnique. Il en avait les
moyens. Pas l’envie. Après l’Essec, il a choisi le chemin de la
philosophie, de la sociologie politique, du militantisme et de
l’écriture… Est-il l’auteur, comme l’accusation le soutient, de L’insurrection qui vient,
cet essai signé d’un «comité invisible» qui fait presque figure de
pièce à conviction ? «Cela vient de son environnement, reconnaît Gérard
Coupat, mais Julien n’en est pas l’auteur unique.» Celui qui a voté
Bayrou puis Royal à la dernière Présidentielle tente de résumer les
convictions de son fils et de ses amis : «Ils n’ont pas envie qu'on
leur refourgue une société qui est en train de crever, un capitalisme
en fin de cycle. Ils veulent un autre mode de vivre ensemble, qu’ils
essaient de mettre en œuvre à Tarnac. Mon fils est un mec bien !»




Presse terroriste : Stéphane Joahny
Le Journal du Dimanche, 11 janvier 2009.



comment réussir à les faire tomber? rechercher tous ce qui peux les mettre dans la demer!!



"Même la tête rasée on continu a te chercher des poux !"
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MessageSujet: a   Jeu 15 Jan - 17:32

ARIS (Reuters) - Deux personnes, dont une avocate parisienne, ont été placées en garde à vue mercredi à Paris sous le régime de la justice antiterroriste dans une enquête portant sur la tentative d'incendie de deux voitures, apprend-on de sources policière et judiciaire.

Les suspects, un homme de 28 ans et sa compagne de 30 ans, intéressent la section antiterroriste du parquet de Paris en raison d'une suspicion de lien avec les personnes poursuivies pour les sabotages commis le 7 novembre contre les caténaires de la SNCF, membres supposés de "l'ultra-gauche".

if (provenance_elt !=-1) {OAS_AD('x40')} else {OAS_AD('Middle')}
Ils ont été arrêtés dans la nuit de mardi à mercredi alors que, selon les policiers, ils tentaient de mettre le feu à deux véhicules, non loin de leur domicile du XIXe arrondissement. Tous deux étaient en état d'ébriété.
Lorsque les policiers ont découvert que le jeune homme était connu de la police pour "avoir manifesté activement son soutien à Julien Coupat", principal suspect de l'affaire de la SNCF, la section antiterroriste de la brigade criminelle a été saisie.
La procédure d'exception - qui permet notamment une garde à vue de quatre jours contre deux dans le régime de droit commun - est aussi justifiée car la jeune fille travaillerait selon la police dans un cabinet défendant des membres de la mouvance dite "anarcho-autonome".
Thierry Lévêque, édité par Yves Clarisse

On nage en plein délire !
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MessageSujet: Re: En Soutien aux inculpéEs du 11 Novembre   Jeu 15 Jan - 22:19

C ouf, bon les gars, prets à faire de la zonz ? ...
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MessageSujet: Re: En Soutien aux inculpéEs du 11 Novembre   Ven 16 Jan - 22:50

Yldune est LIBRE!
La détention provisoire d'Yldune Lévy aura duré deux mois pile.
Interpellée le mardi 11 novembre à l'aube, avec les huit autres membres
présumés du "Comité invisible", la jeune femme de 25 ans est sortie ce
vendredi soir de la maison d'arrêt de Fleury-Mérogis (Essonne).
Soulagés, ses parents l'attendaient, après avoir bataillé pendant
des semaines pour dénoncer la procédure anti-terroriste utilisée dans
cette affaire. Marie Guéant et Michel Lévy s'en étaient longuement expliqué avec les riverains de Rue89.




La remise en liberté en cinq étapes


1.
Le prévenu placé en détention provisoire peut faire une demande de mise
en liberté chaque jour auprès du juge des libertés et de la détention
(JLD) si le juge d'instruction ne décide pas de sa remise en liberté.
2. Le juge de la liberté examine le dossier en fonction de critères précis listés dans le code de procédure pénale.
3. Si le JLD décide de sa remise en liberté, le parquet peut faire
appel et s'opposer à cette libération. Il a quatre heures pour faire
appel et c'est la chambre de l'instruction qui examine cette remise en
liberté dans les jours suivant.
4. Si le parquet exige que durant ce laps de temps le prévenu reste en prison, il fait un référé détention.
5.
C'est le premier président de la cour d'appel qui décide si ce référé
est suspensif, c'est-à-dire si la personne doit rester derrière les
barreaux.
C.L.


Cette libération n'est pas définitive. Le parquet ayant fait appel
de la décision rendue par un seul juge, président de la chambre de
l'Instruction, une formation collégiale (trois juges) réexaminera son
cas vendredi prochain. En attendant, la thésarde en archéologie est
libre. Une surprise, y compris pour ses proches qui n'y croyaient
pas... aussi vite.
Après huit libérations successives, l'enjeu de la qualification pénale
Deux mois: une durée inhabituelle pour une procédure antiterroriste
où, d'habitude, les suspects restent des années en prison, dans
l'attente de leur procès.
Reste donc un seul détenu dans cette affaire de sabotage des lignes SNCF: celui que la police considère comme le chef du groupe. Julien Coupat, 34 ans, est toujours derrière les barreaux de la prison de la Santé à Paris.
Depuis son incarcération, son avocate Irène Terrel s'interroge sur
la qualication pénale d'exception. Comme d'autres juristes, elle estime
que la qualification de "dégradation d'un bien d'utilité publique en
réunion" aurait pu être retenue. Dans ce cas, la détention provisoire
excède rarement un mois.
La justice aura d'ailleurs du mal à expliquer pourquoi, sur les neuf
personnes interpellées lors de l'opération du 11 novembre, huit ont été
libérés dans des délais aussi courts. Sans parler des responsables
politiques qui, à l'image de la ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie, se sont précipités, dès les premières perquisitions, pour hurler au retour de l'ultra-gauche. Plus personne n'en parle aujourd'hui.

_________________
"Le réformisme n’est pas, à proprement parler, idiot, mais impossible : moins la prison punit, moins elle répond à sa vocation. Reprocher à la prison d’être trop pénible, c’est reprocher à un hôpital de trop bien soigner."
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MessageSujet: Re: En Soutien aux inculpéEs du 11 Novembre   Sam 17 Jan - 5:06

Ouep c'est une très bonne nouvelle! http://www.soutien11novembre.org/
.....................
SINON ya quelques modifications pour la semaine prochaine

le PLAN B NE JOUE PAS LE 23 AU 23!
CE SERA LES 3 FILLES QUI PUNK!
DE PLUS, LE RASSEMBLEMENT SERA BIEN A 17h et pour finir........ BLACK CATS JOUE LE LENDEMAIN AVEC NOTE ZIK!


@bientôt


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MessageSujet: Re: En Soutien aux inculpéEs du 11 Novembre   Dim 18 Jan - 18:34

http://www.canalplus.fr/tous-les-programmes/les-emissions/pid2208-c-p-salut-les-terriens.html?&omnPageFrom=2216&omnZone=carousel


Voici le témoignage du père de Julien Coupat (apres la chronique de Guillon).
Malgré l'émission plus que moyenne, et cette tete de con d'ardisson, le témoignage du père est plutôt interessant...
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MessageSujet: Re: En Soutien aux inculpéEs du 11 Novembre   Dim 18 Jan - 18:36

c'est la partie 4, (pas besoin de se coltiner les parties précendentes, à part peut etre la partie 2 sur le bouquin de Juliard)
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MessageSujet: Re: En Soutien aux inculpéEs du 11 Novembre   Lun 19 Jan - 18:43

Encore des modifications
et une nouvelle affiche...

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MessageSujet: Tarnac : un témoin à charge serait un 'mythomane'   Jeu 22 Jan - 18:25

Le témoin qui accusait Julien COUPAT, dans l'enquête sur les sabotages des lignes SNCF à grande vitesse, d'avoir eu des intentions meurtrières a été récemment condamné par un tribunal de province pour '"dénonciation d'infractions imaginaires'", révèle, jeudi 22 janvier, le site d'information Médiapart. L'homme avait témoigné à charge, sous le couvert de l'anonymat, contre Julien Coupat, l'une des neuf personnes interpellées à Tarnac (Corrèze), le 11 novembre. Présenté par l'accusation comme le "leader charismatique et idéologue" d'un groupe clandestin "anarcho-autonome", Julien Coupat a été mis en examen le 15 novembre pour "direction d'une entreprise terroriste" et "destructions en réunion". Il est le seul toujours maintenu en détention.
L'homme, "qui a été à plusieurs reprises en contact avec Julien Coupat ces dernières années", s'était spontanément manifesté auprès des forces de police, disant "avoir d'importantes révélations" à faire sur l'ancien étudiant en sociologie. Dans leur rapport de synthèse qui a servi de base au parquet de Paris pour ouvrir une information judiciaire pour "association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste", les policiers de la sous-direction antiterroriste affirment que "le témoin attestait de la proximité du nommé Julien Coupat avec le mouvement Black Block et de sa participation à de nombreuses manifestations violentes menées en marge de grandes rencontres politiques, mais précisait également qu'à plusieurs reprises lors de réunions, Julien Coupat avait évoqué la possibilité d'avoir à tuer, précisant que la vie humaine a une valeur inférieure au pouvoir politique et que l'objectif final du groupe était le renversement de l'Etat".
L'homme, que Mediapart a interrogé, conteste "formellement" être le témoin sous X... Le site précise que la justice aurait désormais pris ses distances avec ce témoin, le jugeant "marginal" et estimant qu'il n'a fait qu'apporter des "éléments de contexte", l'informateur n'ayant pas été le témoin direct d'acte de sabotage.
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MessageSujet: Re: En Soutien aux inculpéEs du 11 Novembre   Sam 31 Jan - 14:13

La détention de Julien COUPAT devient inadmissible. La justice en fait une affaire d'Etat ! Un juge veut le relaché, un autre veut pas ! Julien est traité comme un terroriste ! Cette affaire me rapelle le fiasco de l'affaire OUTREAU !

Je vous joint l'adresse de Julien :

Julien COUPAT
N° d'écrou 290173
42 rue de la santé
75014 PARIS


Inutile de vous préciser que les courriers sont lu par le Juge avant alors modérer vos propos si vous voulez que la lettre arrive à Julien !
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MessageSujet: Re: En Soutien aux inculpéEs du 11 Novembre   Lun 2 Fév - 14:24

Nouvelles photos : celles des soirées de soutien
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( pour celleux qui veulent des photos plus perso..c'est en MP)
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MessageSujet: Re: En Soutien aux inculpéEs du 11 Novembre   Jeu 5 Fév - 0:14

MOI JE VEUX BIEN LES PRIVATES PHOTOS

_________________
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MessageSujet: Re: En Soutien aux inculpéEs du 11 Novembre   Ven 6 Fév - 15:06

Citation :








Xavier Fortin est-il le bras droit secret de Julien Coupat?








Le FBI et la CIA ordonnent une enquête profonde.






La résidence clandestine du ravisseur a été située à moins de 29Okm des caténaires susceptibles

d'être endommagées par les pernicieux amis de Julien Coupat au moyen de collets à lapins.

Les chiens, les chats, les chèvres, les lapins, ont tous été abattus lors de l'intervention estimée
comme "proportionnée" par les experts du RAID...

Le procureur de la république de Foix, Antoine Leroy a précisé que Xavier Fortin avait choisi de
« vivre à l’écart du monde comme un reclus volontaire de la société ».

Vendredi, Xavier Fortin a été placé en détention à la maison d’arrêt de Foix.
Massat dans l’Ariège où il vivait avec ses deux fils en marge de la société,
grâce à un renseignement parvenu dernièrement aux gendarmes.





C'est dans cette grange de Massat (Ariège) que Xavier Fortin et ses fils ont été retrouvés.
Ils lisaient ensemble des livres jugés subversifs au moment de l'intervention préparée minutieusement
depuis près de trois années par les spécialistes de l'anti-terrorisme.

Des exemplaires de "la société du spectacle", du "traité de savoir vivre à l'usage des jeunes générations",
des manuels d'alphabétisation et de jardinage biologique ont été saisis ainsi que deux ou trois filtres de pétards.

Un ouvrage supposé se rapporter à la construction d'une éolienne aura été également saisi. En effet, il s'agirait,
en réalité selon Michèle Marrante Marie d'un lance Scud destiné à détruire le Palais de Justice de Foix...

Nicolas Sarkosy, devant l'ampleur du drame a été placé en soins intensifs dans une section psychiatrique
au Val de Grâce...
Il pourrait être prochainement transféré en quartier de sécurité renforcé au fort de Brigançon.
Carla Bruni est dans les vappes...

Aucun
Comité de soutien ne semble pour le moment ne s'être constitué. Ceci
démontre le caractère profondément marginal du prévenu qui n'avait pas
été averti.



(Agence France Pêts).


--
http://nosotros.incontrolados.over-blog.com/"les amis du négatif à l'oeuvre".
http://les-batisseurs-d-abimes.over-blog.com
.http://taz-network.ning.com/T@Z : Territoires Autonomes Zymotechniques
/LESAMISDUNEGATIFALOEUVRE
mail@taz-network.ning.com

par ... publié dans : TERRITOIRES AUTONOMES &ZYMOTECHNIQUES
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MessageSujet: Re: En Soutien aux inculpéEs du 11 Novembre   Ven 6 Mar - 22:39

Citation :
Decryptage
Autonomes et sabotages : retour sur une enquête très médiatique
Par Chloé Leprince | Rue89 | 03/12/2008 | 16H17



La
libération de trois mis en examen dans l'affaire de la SNCF affaiblit
la thèse de l'apparition d'un "terrorisme d'ultra-gauche" organisé.



Trois
des cinq suspects de sabotage contre la SNCF ont été remis en liberté
ce mardi. Benjamin, Gabrielle et Manon sont sortis après avoir passé
trois semaines en prison. Ils avaient été mis en examen pour
"association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste".

Me
Irène Terrel, avocate des trois suspects relâchés, a salué ce qu'elle
présente comme "un désaveu radical de la procédure". Tout en parlant de
"victoire relative" après trois semaines d'une enquête hypermédiatisée.
Médias, police, justice: décryptage du rôle de chacun de ces acteurs
dans la montée en puissance médiatique d'un "terrorisme
ultra-gauchiste".

Les médias

La
presse les a d'abord présentés comme des "enfants de bourgeois paumés",
puis comme "des intellectuels déclassés". Puis Rue89 a ressorti Tiqqun,
revue situationniste dans les pas de Guy Debord, dont Julien Coupat,
présenté comme le leader du groupe, était un des piliers.

Quelques
jours plus tard, dans le reste de la presse, les biographies de ces
anonymes célèbres ont commencé à s'étoffer. Se dessine une silhouette
floue, certes, mais moins caricaturale que ce que l'on a bien voulu en
dire.

De fait, il s'agit plutôt des gens lettrés (Julien Coupat
a fait l'Essec avant d'entamer une thèse à l'EHESS), qui affichent
leurs convictions et ont, pour certains, pris des positions publiques
qui entrent en résonance avec le "terrorisme ferroviaire", tradition
anarcho-syndicaliste du début du XXe siècle.

Dans la presse
toujours, il s'écrit que les cinq suspects (à quoi s'ajoutaient
d'autres, contre qui les poursuites avaient tôt été abandonnées)
étaient les auteurs de "L'insurrection qui vient". Un essai publié à La
Fabrique par l'éditeur Eric Hazan.

Lui qui parle de Coupat comme
d'un "ami" n'a de cesse de réaffirmer la confidentialité des auteurs.
N'empêche, dès les premières heures de l'enquête, la police a confié
aux médias une très forte présomption de paternité pour cet écrit érigé
bientôt en "pièce à conviction". Une paternité que rien aujourd'hui ne
permet d'étayer.

L'hypermédiatisation a-t-elle renforcé la
défiance envers les médias dans ces cercles militants? Pas forcément:
suite à un premier article, sur ce que Michèle Alliot-Marie continue
d'appeler "la mouvance anarcho-autonome", plusieurs riverains nous ont
contactés pour proposer d'échanger... y compris des idées de lecture!
Merci pour cela, leurs témoignages restent les bienvenus et notre
téléphone accessible (sauf la nuit!).

La police

Le
10 novembre, 20 personnes sont interpellées sur tout le territoire. En
tout, 150 policiers sont mobilisés à l'aube à Paris, Rouen, dans la
Meuse et en Corrèze (et en particulier à Tarnac, intronisée phare
médiatique du département). La moitié d'entre elles sont relâchées, les
autres placées en garde à vue.

Le week-end précédent, la SNCF
annonçait que plusieurs tentatives de sabotage avaient endommagé ses
caténaires. Bilan: 160 trains retardés, mais aucun accident.

Aussitôt,
la ministre de l'Intérieur sort le porte-voix. Michèle Alliot-Marie
parle très vite d'interpellations pour "appartenance à l’ultra-gauche,
mouvance anarcho-autonome". A ce stade, la plupart des Français
découvre le terme "autonome" (un peu fourre-tout, le mot est utilisé
par les RG depuis les années 80).

En réalité, plusieurs
circulaires montraient déjà du doigt cette sphère à géométrie variable
où les affinités sont électives et les points de convergence pas
exclusifs. Côté renseignement, on scrutait déjà de longue date les plus
activistes.

A Paris, on a vu le changement de génération se
faire en 2006-2007, avec l'apparition d'une nouvelle garde très jeune.
Alors qu'en 2003, au moment du Forum social européen, le gros des
autonomes du black block en queue de manif était déjà connu des
services de police depuis les années 80.

A l'époque, ceux-là
avaient la trentaine et sortaient des grandes vagues de revendications
libertaires dont voici une exégèse en images, période 1975 (un brin
savante, on vous aura prévenu). (Voir la vidéo)


Alors qu'une
partie de l'opinion s'étonne du coup de filet contre un groupe
d'anciens étudiants hyperpolitisés, le ministère de l'Intérieur affirme
qu'il ne s'agit pas d'un procès d'intention: "L'Insurrection qui vient"
et le pédigrée militant des suspects ne fait pas tout, assure la place
Beauvau. On découvre ainsi qu'une enquête était en cours sur Coupat et
son amie, dont on apprend très vite qu'ils ont été aperçus à proximité
des caténaires en question. Ils étaient en effet filés. En revanche, la
"trace ADN" évoquée un temps devait vite disparaître des briefings.

De
source policière, on apprend que la surveillance s'est, depuis,
intensifiée. Avec une efficacité redoutable: à la fin de chaque
manifestation, des listes de noms sont communiquées à la hiérarchie.
Avec toutefois des imprécisions (la "mouvance autonome" reste difficile
à circonscrire sur le terrain).

Dans les faits, la mobilisation
est maximale côté forces de l'ordre et, en trois semaines, l'idée qu'il
existe une minorité agissante ultra-violente aux contours imprécis
s'est solidement installée dans l'Hexagone. Vous êtes nombreux à avoir
trouvé que nous, journalistes, avions "fabriqué un épouvantail" alors
même que seules deux personnes restent aujourd'hui inquiétées par la
justice sur les vingt interpellées.

En ces domaines, le discours
policier jouit en effet d'un relais médiatique important, comme le
montrent ces images d'archives de 1971, époque Marcellin à l'Intérieur.
(Voir la vidéo)


La Justice

Si
la surveillance des activistes d'extrême-gauche n'est pas nouvelle, la
réplique judiciaire s'est toutefois bel et bien intensifiée. Vous avez
déjà pu consulter sur Rue89 des documents internes au ministère de la
Justice qui remontent au 13 juin et qui en attestent.

Peu de
choses ont filtré du côté de la magistrature, très prudente depuis
trois semaines sur les procédures pour terrorisme concernant
l'ultra-gauche. Des affaires dont les parquets sont pourtant de plus en
plus saisis. Et ce depuis plus d'un an, précise anonymement une
magistrate.

Pour le père de Julien Coupat, il s'agit ni plus ni
moins que d'un "délit d'opinion". C'est ce qu'il affirmait sur les
ondes de RTL le 18 novembre. Marqué mais très remonté, l'ancien médecin
qui a fondé un laboratoire pharmaceutique faisait le parallèle avec ses
années 68, estimant que l'enquête contre son fils (toujours incarcéré)
donnait presque envie de militer à l'ultra-gauche.

L'affaire
Coupat n'est pas un cas isolé et plusieurs riverains sont revenus vers
moi depuis l'arrestation du "groupe de Tarnac", pour raconter que leur
fils ou le copain de leur fils avait été arrêté en fin de manif, mis en
examen puis écroué alors qu'il se disait "autonome". Tous déploraient
avant tout le choix d'une réplique carcérale.

De fait, on peut
se demander si la prison ne risque pas de radicaliser ces jeunes
militants. Comme, il y a plus de vingt ans, la prison avait contribué à
radicaliser la position luttarmiste d'Action directe
.

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MessageSujet: Re: En Soutien aux inculpéEs du 11 Novembre   Ven 6 Mar - 22:43

Citation :
L'obsession de l'ultragauche
LE MONDE | 03.12.08 | 14h46 • Mis à jour le 03.12.08 | 21h11


La
question vient du fond de la salle. Doigt levé, le responsable de la
sécurité d'une grande chaîne hôtelière demande si, "par rapport au
petit groupe qui a cherché des noises à la SNCF", les entreprises ont
"matière à s'inquiéter". Dans cet entre soi, où sont réunis, à Paris,
ce 26 novembre, des patrons du CAC 40 membres du club des directeurs de
la sécurité des entreprises (CDSE), on se parle en confiance. "Oui, il
y a une crainte, répond à la tribune Gilles Gray, sous-directeur de la
protection économique à la direction centrale du renseignement
intérieur (DCRI) en évoquant "une philosophie qui se développe en
Europe".


Depuis des mois, la place Beauvau enquête sur
"l'ultragauche" et a développé la thèse de l'émergence d'un "terrorisme
idéologique". Les interpellations de neuf jeunes gens à Tarnac
(Corrèze) et Paris entrent dans cette logique. "C'est un message fort,
poursuit M. Gray, adressé à ceux qui auraient des velléités de
commettre des actions semblables", à celles qui ont pris pour cible des
caténaires de la SNCF. "Nous espérons que cette affaire a enrayé pour
un temps ce type d'actions violentes, insiste le responsable policier
et permettra d'éviter, précise-t-il, "le retour d'Action directe ou de
la RAF allemande".

Un "message" ? Le mot sonne étrangement
rapporté à la gravité des accusations. Depuis le 11 novembre, date de
leur interpellation, neuf jeunes gens de 22 à 34 ans ont été mis en
examen pour association de malfaiteurs en relation avec une entreprise
terroriste et cinq d'entre eux sont soupçonnés d'avoir commis des
dégradations sur les voies ferroviaires "dans une perspective d'action
terroriste". Le procureur de Paris, Jean-Claude Marin, a évoqué un
projet de "lutte armée". Au grand dam des familles et des avocats qui
dénoncent l'absence de preuves dans le dossier - en l'occurrence aucune
arme n'a été trouvée.

Classées "secret-défense", des notes du
renseignement sont venues alimenter une ministre convaincue. En juin,
la DCRI a remis à Michèle Alliot-Marie une étude de quarante pages
intitulée : "Du conflit anti-CPE à la constitution d'un réseau
préterroriste : regards sur l'ultragauche française et européenne".

"ON S'ACCROCHE À LUI, ON LE SUIT"


Les
comparaisons avec Action directe y abondent. Mais la ministre
revendique elle-même avoir aiguillonné ses services vers
"l'ultragauche", en leur demandant, dès son installation place Beauvau
en 2007, de "suivre ce phénomène". Une préoccupation née "il y a
quelques années, explique-t-elle au Monde, quand j'ai compris que le
PCF s'effondrait et ne remontait pas. Cela a été renforcé chez moi par
les manifestations anti-CPE". Mme Alliot-Marie évoque aussi une
radicalisation ressentie à l'issue de l'élection présidentielle de
2007. Et affirme avoir eu au début "l'impression d'un certain
scepticisme" chez ses interlocuteurs. Un sentiment vite balayé
aujourd'hui. "En 1917, ça a commencé comme ça !", s'énerve un
collaborateur, en faisant référence à la révolution russe, quand des
interrogations sont émises.

A la fin de l'été 2007, lors de la
réunion hebdomadaire de l'intérieur sur le terrorisme, Mme Alliot-Marie
fait donc inscrire l'ultragauche aux côtés de l'islam radical, de l'ETA
et de la Corse. A cette même période, le criminologue Alain Bauer
pianote un matin, comme son habitude, sur le site internet de la Fnac
et Amazon.com en quête des nouveautés en librairie lorsqu'il tombe par
hasard sur L'insurrection qui vient (éd. la Fabrique). Le consultant en
sécurité y voit la trace d'un "processus intellectuel qui ressemble
extraordinairement aux origines d'Action directe" et, sans barguigner,
achète d'un coup 40 exemplaires. Il en remettra un en mains propres au
directeur général de la police nationale, Frédéric Péchenard, assorti
d'une petite note. Rédigé par un "Comité invisible", l'ouvrage est
attribué par les policiers à Julien Coupat, qui fait figure de
principal accusé dans l'affaire de Tarnac.

En novembre 2007, des
premières interpellations ont lieu. A Toulouse, deux hommes et une
femme d'une vingtaine d'années ont fait sauter un engin explosif dans
un champ. A leur domicile, la police trouve L'insurrection qui vient.
Puis viennent d'autres arrestations en banlieue parisienne, et à
Bourges, d'autres jeunes, en possession de petits engins explosifs et
d'une "documentation anarchiste".

Dès lors, les consignes
redoublent sur la surveillance des squats et des "modes opératoires" de
la mouvance anarcho-autonome. Signalé par les autorités américaines
pour avoir manifesté à New York devant un centre de recrutement de
l'armée, Julien Coupat est désormais dans le collimateur des policiers
français. "On s'accroche à lui, on le suit", dit un responsable du
renseignement. Le 16 avril 2008, une enquête préliminaire est ouverte à
la section antiterroriste du parquet de Paris.

A l'intérieur du
document de la DCRI, trois pages concernent le groupe Coupat. "Ils ont
adopté la méthode de la clandestinité, assure Mme Alliot-Marie. Ils
n'utilisent jamais de téléphones portables et résident dans des
endroits où il est très difficile à la police de mener des inquisitions
sans se faire repérer. Ils se sont arrangés pour avoir, dans le village
de Tarnac, des relations amicales avec les gens qui pouvaient les
prévenir de la présence d'étrangers." Mais la ministre en convient :
"Il n'y a pas de trace d'attentats contre des personnes."
Isabelle Mandraud

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MessageSujet: Re: En Soutien aux inculpéEs du 11 Novembre   Ven 6 Mar - 22:44

Citation :

Les “autonomes”, des terroristes ou des gentils ?






Michèle
Alliot-Marie parle d’ultra-gauche. Anarchistes, autonomes, qui sont-ils
au juste ? A première vue, pas bien méchants. Reportage sonore.
lien vers le doc sonor sur la page du monde!



Trois des cinq personnes interpellées dans l’affaire des sabotages à la SNCF
ont été libérés. Loin d’être les terroristes présumés, ils se révèlent
de simples militants gauchistes, un peu acharnés, un peu radicaux, mais
pas bien méchants. A Rouen, un jeune anarchiste avait été interpellé
dans cette affaire suite à la découverte, chez lui, du DVD du “grand détournement” (pas de détournement de train à l’intérieur, mais un film parodique culte ).
Il y a quelques temps, j’avais réalisé un reportage dans un squat de
Montreuil où se réunissaient des “autonomes”, libertaires eux aussi,
venus de toute l’Europe. Une cellule terroriste internationale ? Pas vraiment, écoutez :


Alors oui, ils écoutent du punk, ils ont des piercings, ils ne
croient plus à la démocratie. Mais que font-ils, concrètement, que
fomentent-ils ? Un potager à la campagne, de l’autonomie énergétique,
etc… Ne rien devoir à personne, sortir du système, montrer que cela est possible. Je garde le souvenir d’un groupe radical, certes, mais plus proche des hippies que des brigades rouges.
Ne pas généraliser biensûr, d’un côté comme de l’autre, mais
simplement se dire que rejeter le système en bloc et être gentil, c’est
compatible ! Incroyable, non ?

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MessageSujet: Re: En Soutien aux inculpéEs du 11 Novembre   Jeu 9 Avr - 22:14

Et hop! Du nouveau.
Après la tentative de faire passer l'inculpation de Julien Coupat dans le droit commun, une réponse claire est donnée : la SDAT de La PJ demande à Hazan (éditions La Fabrique) de "balancer" (?) l'auteur de "L'IQV", considéré comme une pièce à conviction majeure : http://www.rue89.com/2009/04/09/affaire-coupat-un-editeur-entendu-par-lantiterrorisme
Et pour ceux qui n'auraient pas encore eu la suprême chance de lire cet ouvrage très subversif : http://www.bloom0101.org/ci.html
Vraiment, ça devient n'importe quoi.
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MessageSujet: Re: En Soutien aux inculpéEs du 11 Novembre   Lun 25 Mai - 15:48

LE MONDE | 25.05.09 | 12h10 • Mis à jour le 25.05.09 | 12h33


Voici les réponses aux questions que
nous avons posées par écrit à Julien Coupat. Mis en examen le 15
novembre 2008 pour "terrorisme" avec huit autres personnes interpellées
à Tarnac (Corrèze) et Paris, il est soupçonné d’avoir saboté des
caténaires SNCF. Il est le dernier à être toujours incarcéré. (Il a
demandé à ce que certains mots soient en italique).



Comment vivez-vous votre détention ?


Très bien merci. Tractions, course à pied, lecture.


Pouvez-nous nous rappeler les circonstances de votre arrestation ?


Une bande de jeunes cagoulés et armés jusqu’aux dents
s’est introduite chez nous par effraction. Ils nous ont menacés,
menottés, et emmenés non sans avoir préalablement tout fracassé. Ils
nous ont enlevés à bord de puissants bolides roulant à plus de 170 km/h
en moyenne sur les autoroutes. Dans leurs conversations, revenait
souvent un certain M. Marion [ancien patron de la police antiterroriste]
dont les exploits virils les amusaient beaucoup comme celui consistant
à gifler dans la bonne humeur un de ses collègues au beau milieu d’un
pot de départ. Ils nous ont séquestrés pendant quatre jours dans une de
leurs "prisons du peuple" en nous assommant de questions où l’absurde
le disputait à l’obscène.


Celui qui semblait être le cerveau de l’opération
s’excusait vaguement de tout ce cirque expliquant que c’était de la
faute des "services", là-haut, où s’agitaient toutes sortes de gens qui
nous en voulaient beaucoup. A ce jour, mes ravisseurs courent toujours.
Certains faits divers récents attesteraient même qu’ils continuent de
sévir en toute impunité.



Les sabotages sur les caténaires SNCF en France ont été revendiqués en Allemagne. Qu’en dites-vous?



Au moment de notre arrestation, la police française est
déjà en possession du communiqué qui revendique, outre les sabotages
qu’elle voudrait nous attribuer, d’autres attaques survenues
simultanément en Allemagne. Ce tract présente de nombreux
inconvénients : il est posté depuis Hanovre, rédigé en allemand et
envoyé à des journaux d’outre-Rhin exclusivement, mais surtout il ne
cadre pas avec la fable médiatique sur notre compte, celle du petit
noyau de fanatiques portant l’attaque au cœur de l’Etat en accrochant
trois bouts de fer sur des caténaires. On aura, dès lors, bien soin de
ne pas trop mentionner ce communiqué, ni dans la procédure, ni dans le
mensonge public.


Il est vrai que le sabotage des lignes de train y perd
beaucoup de son aura de mystère : il s’agissait simplement de protester
contre le transport vers l’Allemagne par voie ferroviaire de déchets
nucléaires ultraradioactifs et de dénoncer au passage la grande arnaque
de "la crise". Le communiqué se conclut par un très SNCF "nous remercions les voyageurs des trains concernés de leur compréhension". Quel tact, tout de même, chez ces "terroristes" !


Vous reconnaissez-vous dans les qualifications de "mouvance anarcho-autonome" et d’"ultragauche"?


Laissez-moi reprendre d’un peu haut. Nous vivons
actuellement, en France, la fin d’une période de gel historique dont
l’acte fondateur fut l’accord passé entre gaullistes et staliniens en
1945 pour désarmer le peuple sous prétexte d’"éviter une guerre
civile". Les termes de ce pacte pourraient se formuler ainsi pour faire
vite : tandis que la droite renonçait à ses accents ouvertement
fascistes, la gauche abandonnait entre soi toute perspective sérieuse
de révolution. L’avantage dont joue et jouit, depuis quatre ans, la
clique sarkozyste, est d’avoir pris l’initiative, unilatéralement, de
rompre ce pacte en renouant "sans complexe" avec les classiques de la
réaction pure – sur les fous, la religion, l’Occident, l’Afrique, le
travail, l’histoire de France, ou l’identité nationale.


Face à ce pouvoir en guerre qui ose
penser stratégiquement et partager le monde en amis, ennemis et
quantités négligeables, la gauche reste tétanisée. Elle est trop lâche,
trop compromise, et pour tout dire, trop discréditée pour opposer la
moindre résistance à un pouvoir qu’elle n’ose pas, elle, traiter en
ennemi et qui lui ravit un à un les plus malins
d’entre ses éléments. Quant à l’extrême gauche à-la-Besancenot, quels
que soient ses scores électoraux, et même sortie de l’état
groupusculaire où elle végète depuis toujours, elle n’a pas de
perspective plus désirable à offrir que la grisaille soviétique à peine
retouchée sur Photoshop. Son destin est de décevoir.

suite
sur
:http://www.lemonde.fr/societe/article/2009/05/25/julien-coupat-la-prolongation-de-ma-detention-est-une-petite-vengeance_1197456_3224.html
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MessageSujet: Re: En Soutien aux inculpéEs du 11 Novembre   Mer 10 Juin - 19:01

<blockquote>
Le
pouvoir panique. Il se débat, gesticule ; sans hasard, il frappe
aveuglément : Tarnac, Villiers-le-Bel, les séquestrateurs de
Caterpillar ou les coupeurs d’Edf. Les facs bloquées, les profs
obstinés, les «casseurs» de Continental, les «terroristes» de
l’ultra-gauche, les
cheminots «preneurs d’otage», tellement d’«exemples».

</blockquote>
Le lynchage médiatique, la police, les gardes à vue, les inculpations,
les procès, les amendes, la prison. Ce n’est pas seulement une réponse
à tous ceux qui s’organisent pour survivre et contre-attaquer, c’est
aussi un symptôme : il n’y a plus que le recours permanent à la police
qui puisse retenir le pathétique effondrement de cette société.

Le gouvernement craint les cagoules, parce qu’il sait que la révolte
n’a plus de visage. Parce que les bandes sont devenues la forme la plus
élémentaire de solidarité, il met tout en œuvre pour les atomiser.

Mais ces attaques insistantes
pourraient aussi bien devenir une formidable opportunité. Alors qu’ils
rêvent de nous voir seuls, isolés et désarmés, il est temps, enfin, de
nous retrouver.


<blockquote>
RENDEZ-VOUS LE 21 JUIN, à 15h
MANIFESTATION PARIS - RER LES HALLES - Fontaine des Innocents

</blockquote>




Des comités de soutien aux inculpés de Tarnac, à ceux qui luttent

On se bat aujourd’hui, comme hier, comme avant-hier, comme toujours,
des hommes et des femmes se battent, pour leurs droits, pour garder
leur emploi, pour travailler moins ou moins durement, pour des salaires
moins rachitiques ; partout on se bat pour la liberté, pour son hôpital
ou contre la prison, pour trois sous, pour des médicaments, pour
l’honneur, pour les allocations, on se bat pour ses amis, sa sœur, son
père, son frère ou sa mère, pour sauver la recherche, pour l’idée qu’on
se fait de l’éducation ou de la psychiatrie ; pour plus d’avantages,
pour moins de soucis, on se bat pour sa survie, on se bat parce qu’on
ne veut pas crever ou parce que l’on crève de rage, ou bien encore
parce que le mépris des gouvernants et des patrons, des juges et des
contrôleurs sociaux, des cabinets d’études, des experts, des connards
patentés et de ceux qui vous expliquent qu’il faut patienter encore,
encaisser un petit peu plus, sous peine de payer de sa peau — parce que
le mépris qu’on nous oppose est si évident et si insolent, on se bat
aussi sans savoir bien pourquoi mais parce que ça vous tombe dessus ;
partout, toujours, on se bat. Les raisons ne sont pas à discuter, la
force qui les habite se charge de leur donner raison. Mais à coup sûr
on se bat aujourd’hui avec plus de sérieux qu’hier, avec plus de
sérieux qu’il y a dix ans, on se bat avec plus de sérieux qu’on ne
l’avait fait depuis longtemps. On est moins prêts à se faire virer,
massacrer ou affamer sans conséquence. Quand une délocalisation comme
il y en a tant entraine la destruction d’une préfecture (Continental),
quand les employés d’ErDF et de GrDF rappellent par les faits qu’être
employé dans les secteurs de l’énergie c’est aussi être en mesure
d’éteindre la machine, quand on sort le canon pour garder son hôpital
(Carhaix), voilà qui est sérieux, voilà qui a le mérite de rappeler que
l’histoire est une puissance dont les hommes peuvent à chaque instant
se ressaisir, au grand dam de ceux qui en sont, temporairement, les
vainqueurs.

À ce sérieux du peuple, et comme en miroir, répond le mépris des
gouvernants et des gestionnaires, leur mépris sans limite, et ceci est
leur forme de sérieux propre, c’est le sérieux des gouvernants. À ce
sérieux du peuple, à ce sérieux qui est plein d’histoire, qui est plein
de l’histoire du peuple, à ce sérieux qui est le retour de l’histoire,
les gouvernants opposent leurs airs de bouffons grimaçants, leurs airs
de courges satisfaites à saintTropez, la nouvelle petite
Marie-Antoinette présente son caniche à la presse, on organise comme de
rien des sommets sur l’immigration, à Vichy bien sûr. Mais cela n’est
pas tout. Il faut au sérieux vacillant de nos petits maîtres une
quille, comme en ont les bateaux, une quille pour ne pas basculer trop
fort, à la première vague. Et cette quille, c’est la peur. Au fait tout
simple, au fait très élémentaire, et de toujours, que des hommes et des
femmes se battent, on invente des noms de croquemitaine. C’est ainsi
qu’on produit sur la scène médiatique les «casseurs», les «bandes» et
les «terroristes», les «jeunes des cités» ou les «clandestins», comme
on présentait jadis les «sorcières» au public avant de les brûler. Par
un usage savant et crapuleux des nomenclatures, le journal de 20h et
les discours des ministres ont rebaptisé, pour les lui rendre
étrangères et odieuses, des techniques de lutte qui ont toujours
appartenu au peuple, et notamment au mouvement ouvrier : il est devenu
banal d’appeler une simple grève une «prise d’otages», on a même essayé
récemment de qualifier un sabotage sans danger «d’attentat
terrroriste». Contre les sorcières, c’est bien connu, tout est permis.
La prison bien sûr, avec ou sans procès, les contrôles judiciaires
exorbitants, qui fixent les lieux d’habitation et les trajets
autorisés, interdisent à l’ami de voir l’ami, au frère de voir la sœur
; et, quand «l’ennemi intérieur» est suffisamment avéré, par sa
mauvaise naissance par exemple, les vexations infinies, les attaques de
la police, à l’occasion le massacre. Tout ceci, les dénonciations
publiques, les fabriques d’épouvantails, les dispositions pénales et
militaires, visent d’abord à défaire les liens, les liens non-neutres,
qu’il y a entre les êtres, les liens politiques. Les liens ne cessent
pas quand on le leur demande, ils ne connaissent pas de Grenelle,
l’amitié est la chair du politique — ou bien le politique est une
insanité. Évidemment, nous avons besoin de bien plus qu’une
manifestation, il nous faut des liens plus durables et plus joyeux, à
la mesure du sérieux de la situation. Mais cette manifestation-là
pourrait être une première rencontre, c’est notre invitation. Faites
comme chez vous.


<blockquote>
RENDEZ-VOUS LE 21 JUIN, à 15h
MANIFESTATION PARIS - RER LES HALLES - Fontaine des Innocents

</blockquote>..................
http://www.soutien11novembre.org/

N'oublions pas aussi soutenons les inculpéEs de Chambéry :
http://lesinculpes.over-blog.com/



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MessageSujet: Re: En Soutien aux inculpéEs du 11 Novembre   Mer 10 Juin - 19:08

Très bien cet appel, et je rappelle que le 19 juin se tiendra un rassemblement devant le CRA de Vincennes ! Et le 20 juin, il y a une conférence à l'Assemblée Nationale sur les droit de l'homme au Maghreb ! Un bon petit agenda malheureusement je ne pourrais pas m'y rendre !
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MessageSujet: Re: En Soutien aux inculpéEs du 11 Novembre   Dim 21 Juin - 21:03



Affaire Tarnac Bernard Squarcini caprices Guillaume Pepy patron SNCF
MAM Quand Squarcini lâche l'affaire... de Tarnac ! En Off... bernard
squarcini affaire tarnac sabotage sncf guillaume pepy 4772









Affaire
de Tarnac : Bernard Squarcini, grand chef du renseignement français,
accuse le ministère de l'intérieur d'avoir cédé aux caprices de
Guillaume Pepy, patron de la SNCF. Affaire Tarnac Bernard Squarcini
caprices Guillaume Pepy patron SNCF MAM. Quand Squarcini lâche
l'affaire... de Tarnac ! En Off... - LMOUS








Le 12 juin, l'intouchable chef du renseignement français, Bernard Squarcini,
s'est
soulagé devant une brochette de journalistes autorisés. En Off. Selon
le Canard Enchaîné, le boute-en-train aurait tout simplement balancé
que l'affaire de Tarnac a été montée pour éviter à la SNCF de... dérailler!















Squarcini,
Bernard... Chef de la Direction Centrale du Renseignement Intérieur
(DCRI), autant dire le grand manitou des services de renseignement
français. En général, l'homme est plutôt avare de commentaires. Mais ce
12 juin, lors d'une rencontre informelle avec l'Association des
journalistes de la défense, "le squale" (c'est son surnom) a mordu. Le
Canard Enchainé nous relate l'épisode épique.














Un train peut en cacher un autre












Selon le palmipède, après avoir taxé non sans humour Hervé Morin de "société d'encouragement de la race
chevaline
",
Squarcini a subitement livré à son auditoire une analyse aussi fine
qu'inédite sur l'affaire de Tarnac et l'emballement
politico-médiatico-judiciaire qui a conduit à l'arrestation et à
l'incarcération pendant de longs mois de Julien Coupat et de ses
camarades épiciers. Selon le chef du renseignement, l'initiateur de
cette tragi-comédie ne serait autre que... Guillaume Pepy, le patron de
la SNCF, qui voyait les sabotages en série de ses lignes ferroviaires
d'un mauvais oeil...














"Pepy a exigé du ministère de l'Intérieur qu'il sorte l'affaire"












"Il faut se replacer dans le contexte, a-t-il lancé. Pepy
se retrouve avec 10 000 usagers bloqués gare du Nord. Des tracts
commencent à circuler, mettant en cause SUD-Rail dans les sabotages. On
peut comprendre qu'il soit au bord de l'évanouissement. Pepy a alors
exigé du ministère de l'Intérieur qu'il sorte l'affaire
". Et MAM de s'exécuter... Aussi simple.














Tout ce joyeux bordel pour une petite chute de tension. Et si c'est Sarkozy qui défaille... On appuie sur
le bouton nucléaire pour le requinquer ?




http://www.lesmotsontunsens.com/bernard-squarcini-affaire-tarnac-sabotage-sncf-guillaume-pepy-4772
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MessageSujet: Re: En Soutien aux inculpéEs du 11 Novembre   Lun 22 Juin - 12:53

Communiqué.


Ce jour, au
lendemain de la publication officielle du décret anti-cagoule,
plusieurs centaines d’invisibles se sont rassemblés à la fontaine des
Innocents, à Paris. Un cortège riche des masques les plus variés,
marchant au ryhtme tenu de percussions artisanales s’est ébranlé en
direction de la Bastille. Il a rencontré sur son chemin le siège de
l’Administration Pénitentière.

Répondant à la provocation que constituent l’immense banderole "Tour
de France cycliste de la Pénitentiaire" et l’existence même de ce
bâtiment, bloqués par les CRS à ce stade précoce de leur parcours,
surveillé par un hélicoptère, les manifestants ont trouvé bon de
marquer la façade de quelques signes explicites de leur passage :
vitrines brisées, tirs de mortier, fumigènes, etc.

Conformément à la stratégie manifeste de la police, ils ont été
chargés, gazés, refoulé. Quelques contre-charges plus tard, le quartier
étant quadrillé, les manifestants se dispersent dans la foule. Au moins
six personnes ont été interpelées, les uns de façon politiquement
ciblées, les autres de façon opportune. Ramassant des fumigènes, un
gradé a été entendu fragnolant au téléphone : "C’est bon. On a de quoi
faire un truc pas mal. On a des fumigènes, un outrage, des débris.
C’est vraiment pas mal."

Nous restons curieux des suites policiaro-judiciaires qui seront données aux faits de ce jour.
Nous sommes plus déterminés que jamais. Le bal continue. Les masques vaincront.

Des comités de soutien aux inculpés de l’antiterrorisme, et d’ailleurs.

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MessageSujet: Re: En Soutien aux inculpéEs du 11 Novembre   Mar 30 Juin - 20:53

Sur la journée du 21 juin, en quelques parts de paris

Le rancard était donné à 15 heures pour un rassemblement à la fontaine
des innocents, plein quartier des halles. On est en famille, comme
d’hab un peu, on reconnaît les copains derrière les cagoules et les
masques, qui cachent déjà pas mal de visages malgré le décret qui vient
de tomber. Et aussi d’autres tronches, un peu, heureusement quand même.
Des verts (déjà présents à la manif du 31 janvier). Quelques amis
d’ailleurs en france et en europe.
Une grande banderole, blanche,
maintenant plus de mots et plus de revendications, mais des actes. Il
sera quand même écrit « Tarnac, l’arbre qui cache la forêt » avant de
partir.
On se met en route, en avance de l’heure plus ou moins
prévue, vers 16h30. Grosse percus sur des bidons, et surtout plein de
bâtons qui frappent la cadence en même temps sur le sol, et aussi les
premiers pétards, fumigènes et feux d’artifice. Si on a pu croiser des
badauds plus ou moins bienveillants, on devait sans doute être aussi
effrayants. En tous cas à être au milieu du cortège, il y a une forme
de transe, un rythme de vibrations qui traverse les corps, et une belle
envie qui semble les animer.

Si tout un tas de trajectoires
avait pu être planifié, l’idée de cibler l’administration pénitentiaire
toute proche motivait déjà le mouvement. Donc nous voilà de la fontaine
des innocents vers beaubourg, puis juste derrière, rue du renard, à
droite bien sûr, à l’assaut de la salope pénitentiaire. Premiers bleus
en armure en vue, un petit groupe un peu en avant le long du bâtiment,
un plus gros devant l’entrée, et un cordon qui bloque le carrefour et
l’accès à l’hôtel de ville.
Le premier petit groupe a tôt fait de
se replier sous les jets de bouteilles et de fumis venant de l'abri de
la banderole (qui faisait au moins deux mètres de haut). Comme ça elle
peut avancer, protéger les copains et les copines qui commencent à
défoncer les fenêtres, un cocktail sera lancé à l'intérieur, même s'il
n'a fait (de ce qu'on a pu voir) aucun dégât: Un tag aussi « J'écris
ton nom Liberté ».
En face, le pouvoir n'ose pas apparemment
donner l'assaut, on se reçoit quand même quelques salves de grenades
lacrymo avant de rebrousser chemin. Dommage, peut-être qu'on aurait pu
rester plus et faire tomber quelques fenêtres de plus. Ca ne libérera
pas tous ceux et toutes celles qui n'en finissent plus de voir leur vie
comptée par les murs de leur cellule, mais au moins on a pu toucher un
peu à la super-structure, le lieu de la décision.

On finira
par retourner sur nos pas, suivis par les flics, à bonne distance quand
même. Stop à la limite entre beaubourg et le parvis. On souffle un peu,
un coup de sérum physio, ça commence à déchausser du pavé. Tout en
bombardant les flics, chaises du bistrot à côté, fumis, pétards, petits
feux d'artifice, canettes et bouteilles, un peu trop loin hélas... Un
petit groupe de baceux devant le cordon de crs se fera même charger à
coup de bâton. Mais c'est pas trop clair, la banderole comme un abri
avance un peu pour rapprocher les tirs, quand même on ne sait pas trop
quoi faire, on se disloque, et surtout on reste très statique. Pas
longtemps, mais trop longtemps. Finalement la banderole, qui ferme la
marche recule, un ou deux s'attaque à un comico sur le chemin, mais les
flics nous suivent, et on est plus assez nombreux ou assez fort pour
tenir...
Ca commence à chauffer à ce moment. On se replie vers le
boulevard sébastopol, seulement un gros cordon de garde mobile nous a
déjà barré la route, et nous empêche de rejoindre la rue st-denis, le
halles, un quartier potentiellement émeutier avec des petites rues, et
pas mal de commerces. Des crs commencent alors à se déployer le long de
la place où on se retrouve, ça commence à se disperser un peu sauve qui
peut. Le plus gros groupe avec la banderole s'engage dans la rue
quincampoix, retourne des motos et des poubelles sur le chemin, suivi
par les flics, toujours à distance. Pour finalement se disperser au
bout de la rue, juste le temps de se changer et de lourder les affaires
trop repérées. Le mot circule d'un rendez-vous à la bastille. Pour
voir.

Arrivé à bastille, on se cherche. Deux camions de
teufeurs sonorisent la place, mais le temps commence à être long à
force d'attendre.
On est quelques uns à se retrouver ailleurs
pour un debriefing, on recoupe les infos sur la répression, six
arrestations, on essaye de livrer aussi nos ressentis. Ce qui ressort
c'est qu'on était entre-nous rhizome ou famille, en tous cas, si on a
envie de faire quelque chose comme une manif un minimum offensive, il
s'agirait de se préparer mieux.
Mais peut-être aussi d'ouvrir
certaines questions, plus stratégiques que tactiques : sortir du régime
d’évidence dans lequel on se tient trop souvent. Premièrement il
n’était absolument pas clair pour beaucoup de monde que c’est à
l’administration pénitentiaire qu’on s’est attaqué. Mais peut-être y
aurait-il aussi un enjeu crucial à sortir de l’évidence de ce qui nous
amène, ouvrir la question de ce qui a envie d’être fait, de ce que ceux
qui voudraient être là ont réellement envie de faire. Parce que si on
peut avoir eu l’impression que parmi les passants il y a une forme de
sympathie qui s’est a pu s’éprouver, où y a-t-il eu rencontre ?
Rencontre réelle, même dans l’espace d’un instant. A quel moment y
a-t-il eu réelle suspension ? A quel moment on ne se contente plus de
bloquer les flux physiques du capital, les flux de circulation des
marchandises, et qu’on tente de dévier les flux mentaux ? A quel moment
l’autre présence qu’on voudrait tenir et affirmer dans la rue, dans
l’espace qu’ont entend se réapproprier, est tentative de brouiller les
lignes déjà tracées qui font qu’on s’évite, et qu’on tient les autres
et soi dans des images et des représentations, autant de distances qui
évitent l’ouverture et la rencontre réelle. Parce qu’une manif, une
tentative de s’approprier la rue comme espace public pourrait être
tentative de l’ouvrir, l’ouvrir et s’ouvrir à la possibilité de
rencontrer n’importe qui d’autre dans la rue, tentative de se libérer,
ensemble.



Vers 23 heures, à la bastille ça commence
à monter en intensité. Le peuple qui est venu là pour que ça pète, où
qui est en tous cas prêt à profiter de l’occasion commence à ressentir
une certaine forme de proximité, sur les marches de l’opéra et autour,
faisant face à la colonne dont le socle a été tagué
C’EST LA GUERRE
Un brasier au milieu de la route signe comme un point de ralliement, c’est pour bientôt…
Un petit moment de flottement alors, on essaye de se donner de la force
pour dépasser la peur, on se rassemble, et enfin, on commence à bloquer
la circulation.
Seulement, cinq minutes de joie, avant que les
gendarmes mobiles débarquent et dispersent à coup de gazeuse et de
matraque. Ils n’étaient pourtant pas si nombreux. Enfin c’était comme
le signal pour le déferlement des bleus quelques instants après : crs,
deux groupes de baceux avec des matraques télescopiques et des
flashballs, qui nettoient la place en un temps record, vident les
escaliers de l’opéra et divisent la foule en deux. Ca chauffe sévère,
des personnes sont battues au sol, d’autres sont embarquées,
apparemment il y aura même un tir de flashball dans un œil. S’ensuit
une occupation quasi militaire de la place par les bleus, avec quand
même quelques escarmouches, bouteilles ou chaises qui volent. Et les
condés définitivement au taquet qui course à peu près tout le monde, et
disperse tout ce qui regroupe plus de cinq personnes.

Vidéos :

Bal Masqué contre le terrorisme d'Etat.
http://www.youtube.com/watch?v=Mbdy6fZj0jE&eurl=http%3A%2F%2Fjuralibertaire.over-blog.com%2F&feature=player_embedded

Diants diants spectateurs de la bibliotheque de beaubourg...
http://www.youtube.com/watch?v=kZLUEfeBj_E&eurl=http%3A%2F%2Fjuralibertaire.over-blog.com%2F&feature=player_embedded


BACeux ( on vous HAIME ) fashion....sur un homme
http://www.youtube.com/watch?v=Fty-EJjvUeI&feature=related

vu sur Juralibetaire, Cemab http://www.cemab.be/ et youtube!
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MessageSujet: Re: En Soutien aux inculpéEs du 11 Novembre   Ven 3 Juil - 14:19


Solidarité internationale avec les "anarcho-autonomes" français



















Berlin, le 2 juin 2009 :
Une voiture brûlée chez un concessionnaire Renault



<blockquote>
Mardi vers 5h20 du matin, une voiture a pris feu sur le parking d’un garage Renault de la Germaniastrasse dans le
quartier de Tempelhof. Quelqu’un a appelé les pompiers qui ont éteint l’incendie.

</blockquote>
Un tract lancé ce matin dans différentes stations de S : Bahn (RER) semble faire référence aux faits.
On
peut entre autres y lire :

«… notre solidarité contre la campagne répressive à l’encontre des
“anarcho-autonomes” en France. Cette
répression transforme des fumigènes en bombes, fait d’une
bouteille
placée sous une dépanneuse de police une attaque terroriste ; un
accident tragique au cours duquel meurt une camarade conduit à des
perquisitions brutales et à des incarcérations. Mais s’il faut être
prêt à la violence pour réaliser ses rêves, n’ayant pas de rêve, vous
ne pouvez être violents. Votre monde vide nous laisse du temps en
abondance pour réfléchir à comment vous anéantir. Ne perdons plus de
temps en actions pacifiques : ça n’est que le début, rien ne se termine
parce que quelques unEs sont sortiEs de prison, avec des obligations
très strictes. Liberté pour toutes et tous ! Acab.»




[Traduit de l’allemand] Indymedia, Berliner
Morgenpost

& Direct Action News From Germany, 24 juin 2009.
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En Soutien aux inculpéEs du 11 Novembre
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