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| | projet d'encadrement non-directif de coordination (bis) | |
| | | Auteur | Message |
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flavarchy Glouglou Bite couille


Inscrit le : 14 Déc 2007 Messages : 660 Localisation : http://c-non-directif.over-blog.fr/
| Sujet: projet d'encadrement non-directif de coordination (bis) Jeu 8 Mai - 14:54 | |
| Introduction
Lors de son combat contre la LRU, la coordination étudiante de Poitiers a connu quelques lourds problèmes de fonctionnement. Une partie importante d'acteurs se sont lassés d'y participer, ressentant chaque réunion comme le théâtre incessant et répétitif de conflits de nature multiples:
- incapable de maitriser la coordination. Sans doute ne
se sont-ils pas rendu compte que malgré eux, les anciens, habitués grâce aux mouvements anti-CPE, à parler en public et à s'affirmer, ont bouleversé tout espoirs, pour les jeunes acteurs de prendre en main cette coordination. Cependant, ils ne sont pas les seuls responsables, loin de là. La situation du combat contre la LRU toute entière était marquée d'un autre conflit d'une ampleur démesurée, lequel ne pouvait manqué d'affecté la coordination de manière intense.
- Ce conflit, c'est celui entre l'opinion publique,
orchestrée par les médias, et le mouvement étudiant. Celui ci souffrant d'un discrédit très prononcé, l'agitation du mouvement anti-CPE ne pouvait que difficilement se répéter. Ainsi, la coordination ne bénéficiait pas d'un soutiens exemplaire de la part des étudiants qui ne croyant pas à la victoire, se sont rapidement découragés. La coordination, consciente depuis le début que ce découragement massif allait entrainer le mouvement à sa perte, et ayant déjà fournis beaucoup d'efforts pour initier ce mouvement, était prise en étaux entre le manque de motivation général, et son intense volonté de se battre contre la LRU. Ainsi, ce conflit entre l'opinion public est le mouvement joua le rôle de catalyseur de l'ensemble des conflits internes à la coordination.
- Enfin, reste le conflit le plus évident, le plus
classique, le plus difficile à dépasser depuis toujours, celui des divergences politiques:
Malgré le fait que la coordination se soit passée des syndicats et des partis dans son organisation, pour, formellement, préserver son indépendance, l'influence des décisions de ces derniers sur le fonctionnement de la coordination était nécessairement presque intact, pour la simple et bonne raison que les acteurs eux-même était issues de tendance politiques diverses. Le fait qu'il y ait des divergence politique est normal, ça n'est pas un problème en soit, mais c'est une source de conflit:
Les clivages engendrés par ce conflit sont diverses. Ils se manifestent notamment par un petit évènement significatif, ayant sévèrement marqué les relations au sein de la coordination. Il s'agit d'un soir où la commission action (destinée à organiser les actions secrète pour pimenter et multiplier l'impact de la mobilisation) souhaitait établir un rapport de force avec les CRS, bloquant l'accès à la cible tant désirée : le rectorat. Certains nez rouges (commission de sérénité, destinée à distancier les manifestants d'éventuels casseurs) se sont empressés d'ordonner aux manifestants de s'éloigner de l'affrontement. Ce pose alors le problème du rôle directif des nez rouges, et du droit de la commission action à prendre toute sorte d'initiative.
Tout d'abord, la commission action a toujours tort. Quoiqu'il arrive, soit elle frappe trop fort, soit elle ne frappe pas assez. Elle joue le rôle de bouc émissaire. En effet, la coordination toute entière lui fait savoir qu'elle l'encourage, qu'elle lui fait confiance, et en même temps, qu'une lourde responsabilité pèse sur elle. Elle doit satisfaire tout le monde. Elle n'a pas le choix. Or ce n'est pas possible, elle doit donc tout endosser. Quant à la commission nez rouge, être nez rouge, c'est avoir un signe distinctif, ce qui a pour effet immédiat que les manifestants, comme la police, considère ces nez rouges comme étant les leaders du mouvement. Ainsi, pour maitriser le mouvement, la police n'a qu'a faire pression sur les nez rouges, lesquels seront inévitablement écoutés par les manifestants. Ca ne rate jamais! Les nez rouges, ne saisissant pas réellement en quoi consiste leur rôle, prennent automatiquement celui qu'on veut leur attribuer pensant bien faire. Ainsi, ils prennent eux même l'initiative d'orchestrer la manifestation, de lui dicter sa conduite, allant jusqu'à ordonner aux manifestants de ne pas marcher sur les trottoirs, car ils ne seront pas comptés dans les statistiques de la police comme faisant parti du rassemblement. Ce problème ne vient pas des nez rouges en eux même, qui ne sont que des manifestants comme les autres sur lesquels viennent se poser des responsabilités auxquelles ils ne sont pas préparés, mais d'un déficit d'organisation de la coordination toute entière, car la coordination ne saisit pas elle même le rôle qu'elle prétend s'attribuer. J'y reviendrais.
Là encore, le conflit entre les étudiants et les médias joue un rôle important. Pas seulement en tant que catalyseur, mais en tant qu'il est perçu comme une impasse. En effet, pour la majeure parti des étudiants, le crédit qu'accordent les médias à la mobilisation est crucial. Ils n'ont pas complètement tort. Cependant, certains considèrent que le mouvement, pour être un mouvement consistant, ne doit se voir dicté aucun comportement par une instance suprême. Le résultat serait un contrôle gagné par l'ordre établi sur le mouvement. Or tout contrôle est réducteur : les mouvements s'arrêtent lorsque les instances, partis politiques, médias, syndicats, leur dictent de s'arrêter. D'où, comme on dit, « les révolutions s'arrêtent là où commencent les avancées sociales »... Il ne va donc pas de soit qu'il faut attendre la faveur des médias pour entreprendre quelque chose. La commission action, comme elle ne fait jamais rien de bien pourrait même être perçu comme une casseuse de mouvement, si l'on y prenait pas garde.
En effet, l'idée d'unité, telle que la considère le sens commun, et volontairement ou non, véhiculée par les médias, consiste en une uniformisation idéologique parfaite de tout les individus d'un groupe (Ainsi on voit dans les journaux : Mouvement récupéré par l'extrême gauche, et autres absurdités). Bien entendu, ce n'est pas possible, fort heureusement. Certains seraient tenté d'affirmer que la violence c'est pas bien, et qu'il ne faut jamais aller à l'affrontement, considérants que nous sommes dans une démocratie. L'objet de mes propos n'est pas de dire ce que doit être la démocratie, mais simplement de souligner le fait que cette idée n'a rien d'évident en soit. Tout le monde ne la considère pas de la même manière. Par conséquent, certains, considérants que nous ne sommes pas en démocratie, car ils s'en font une idée bien différente, sont tenter d'affirmer qu'il est nécessaire d'aller à l'affrontement. Je ne prendrais pas parti, je ne suis moi même pas sûr qu'une réponse soit plus valable que l'autre, car l'histoire étant faites essentiellement de paradoxes, l'idée que l'on puisse adopter une stratégie implacable, c'est à dire qu'il existe un comportement morale bien structuré, bien précis pour aborder une lutte, méritant l'unanimité me laisse perplexe. Mais une chose est sûr, le simple fait de revendiquer la convergence des luttes, d'accepter de se rassembler avec des individus d'horizon politiques différentes, c'est accepter de reconnaitre la légitimité de chacun des systèmes de valeurs défendus par ces individus, dans la mesure où ils se battent contre le même objet.
En théorie, une coordination se doit de coordonner différents individus sans leur imposer une quelconque ligne de conduite contraire à leur idéologie, autour d'un ou plusieurs élément(s) fédérateur. Ici : Le fait d'être contre une loi. Elle est sensé n'être qu'une interface permettant à différents groupes d'établir des liens entre-eux, afin de construire une cohérence dans la lutte menée. Même réduite au simple milieu étudiant, on peut lui attribuer un rôle de convergence des luttes. Elle se doit donc à tout prix d'éviter de jouer un rôle directif, dans lequel un groupe viendrait dominer tout les autres à ses fins.
Bien évidemment, dans un soucis d 'efficacité, tout le monde admettra qu'une partie vienne orchestrer l'ensemble des éléments de la coordination, sans quoi aucune organisation ne peut se construire. Où alors, il faudrait prendre un temps trop conséquent pour dépasser tout ces clivages. Or le temps est précieux dans un mouvement, donc on préfère agir, même dans la soumission, que de freiner le mouvement avec toutes ces questions. La coordination manque donc à son rôle, car elle est victime du temps, et représente du même coup un enjeu politique précieux pour quelques étudiants qui peuvent alors en profiter pour construire les fondements de leur carrière politique. Déconcertés, presque tout le monde se voit obliger d'accepter cette situation qui semble insurmontable.
Pourtant, il suffirait d'abord, pour dépasser tout ces conflits, d'expliciter les rôles et les attitudes réciproques que sont sensés avoir chacun des groupes au sein de la coordination, et que chacun, ayant approuvé l'existence des groupes avec lesquelles il coopère, soit moralement tenu d'en accepter son activité. Il convient d'établir des contrats sociaux entre chacun des groupes composant cette coordination, du type « La coordination bénéficiant des services de telle commission se doit de respecter en contre partie ....(conditions nécessaires à l'élaboration de relations saines pour éviter des conflits tels que ceux cités plus haut) ».
Il faut aussi, pour éviter les querelles du types anciens/jeunes, que la coordination s'auto-garantisse de sa capacité à ne pas laisser plus exister un individu qu'un autre dans les prises de paroles. Il faut qu'elle expérimente ce qu'on appelle, la non-directivité.
Tout cela est loin d'être impossible à mettre en place, mais nécessite une organisation structurée bien en amont des mouvements de lutte. |
|  | | flavarchy Glouglou Bite couille


Inscrit le : 14 Déc 2007 Messages : 660 Localisation : http://c-non-directif.over-blog.fr/
| Sujet: Re: projet d'encadrement non-directif de coordination (bis) Jeu 8 Mai - 14:55 | |
| Cahier des charges
Pré-requis : Du contrat social, Rousseau (conventions légitimes, mandat impératif)
Rotation des mandats.
Le principe de non-directivité de Carl Roger. (ne fonctionne qu'en petits groupes)
Hédonisme dans le langage, et ses conditions d'existences.
La loi d'airain et ses racines objectives.
Subjectivisme contre rationalisation des tâches, rationalisation et mandat impératif.
La différence entre influence et directivité.
La question anarchiste de l'appropriation des statistiques économiques par la base. (pour illustrer l'importance des outils de mesures dans la démocratie directe)
Quelques notions d'observation psychosociales
Protocole de prise en compte du temps de parole à la télé pour les présidentiels = dictature du modèle représentatif et de la permanence des mandats. -> Conditions pour une alternatives possible...
(Des résumés de ces points précis sont à effectuer... la liste sera sans doute à compléter/modifier – ainsi que l'ensemble du projet lui même - après l' hypothétique participation d'individuEs au projet, richesse subjective oblige...) -> En attendant, je mettrais à disposition des liens pour les lecteurs les plus motivés.
La non-directivité immédiate, telle que la concevait Carl Roger, est une organisation qui ne fonctionne, de fait, qu'avec des petits groupes, pour des raisons d'immédiateté dans la cohésion entre les différents individus du groupe. Dans de plus grands groupes, "l'espace" de communication étant plus restreint, les même règles ne peuvent s'appliquer, car cet "espace-temps" ne peut plus être partager intuitivement. Le partage de cet « espace » doit donc être conventionnalisé. Mais qui dit convention dit directivité... Disons qu'il n'y a plus directivité des conventions si celles ci sont intégralement approprié par "la base". Autrement dit, s'il s'agit de "conventions légitimes", au sens rousseauiste du terme. D'où la nécessité de développer une non-directivité "asynchrone" (car passant par la médiation de conventions, il n'y alors plus "immédiateté"), tout en utilisant la non-directivité de Roger pour préparer des membres à encadrer une coordination (contrats sociaux, mandatement rotatif et impératifs obligatoires), dans l'unique but de donner les moyens à tous les membres de s'auto garantir une forme d'organisation non sclérosée et non-directive à grande échelle. A l'image d'un système d'exploitation modulaire type Linux, l'organisation doit fournir ses propres outils « d'auto-modification ». Ce qui nécessite, dans un premier temps, hélas paradoxalement, un noyau dur de « spécialistes » ( l'appropriation devra être progressivement transmise au non-spécialistes). Un travail d'ergonomie restera alors à accomplir pour rendre ces outils conventionnels accessibles à toutes et à tous, quelque soit le niveau d'implication et le point de vu de chacun. En d'autre terme, une foi les choses construites, inventé en détails, il va falloir restaurer une forme d'intuitivité pour dé-spécialiser l'encadrement, il serait sinon condamner à être directif. Parallèlement, les spécialistes devront créer des groupes d'auto-formation pour aller jusqu'à dé-spécialiser radicalement leur propre fonction, et (on ne reste pas étudiant toute sa vie, d'autre prenne la place...) de permettre la pérennité de l'initiative (et non nécessairement la tradition, l'organisation devant être conçue pour être dynamique, évolutive, perpétuellement soumise au sens critique des nouveaux et anciens étudiants...) Tel est l'objectif de cette initiative.
Dernière édition par flavarchy le Jeu 8 Mai - 15:20, édité 2 fois |
|  | | flavarchy Glouglou Bite couille


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| |  | | flavarchy Glouglou Bite couille


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| Sujet: Re: projet d'encadrement non-directif de coordination (bis) Jeu 8 Mai - 15:08 | |
| | Rappel, tout cela n'est encore qu'au stade brouillon. Les phrases ne sont pas très finement developpées (et ne parlons pas dé fôte d' haurtaugrafeux !), mais je vous donne un aperçu "temps réel" au cas ou vous souhaiteriez commencer à participer à l'initiative et ne pas me laisser faire le premier jet de manière dogmatique... |
|  | | flavarchy Glouglou Bite couille


Inscrit le : 14 Déc 2007 Messages : 660 Localisation : http://c-non-directif.over-blog.fr/
| Sujet: Re: projet d'encadrement non-directif de coordination (bis) Jeu 8 Mai - 16:38 | |
| Proposition en vrac...
Ambition pour finaliser le projet une foi que tout sera bien finement développé et débatu : Lorsqu'il s'agira de vulgariser ce projet, l'idéal serait que des fiches méthodes soient aussi claires que celles de la CNT : http://www.cnt-f.org/fte/IMG/pdf/Fiche_technique_no9.pdf Je vous pri de bien vouloir réagir/poser des questions, poster des suggestions, critiquer/approuver le contenu, en expliquant pourquoi vous vous y retrouvez (pas), de vous approprier tout ça dès maintenant. La masse de travail fera dans un premier temps qu'il sera, paradoxalement, dans un premier temps, de plus en plus difficile d'intégrer la réflection, du moins jusqu'à sa vulgarisation. Ne me laisser pas faire cette phase douloureuse et dangereuse tout seul... Ca risquerais d'être assez dogmatique de me faire confiance à l'aveuglette. Merci d'avance... |
|  | | flavarchy Glouglou Bite couille


Inscrit le : 14 Déc 2007 Messages : 660 Localisation : http://c-non-directif.over-blog.fr/
| Sujet: Re: projet d'encadrement non-directif de coordination (bis) Ven 9 Mai - 18:13 | |
| | Bon, étant donné la quantité d'information enchainée les unes à la suite des autres de manière imbuvable que je suis en train de poster ici, le temps que ça prend à lire tout ça... Je vais encore créer un forum, cette foi ci consacré uniquement à ce projet, de manière à rendre les choses plus ergonomiques/présentables, en esperant que ça incitera plus à la participation. J'vais essayer de la jouer simple... Au passage, voici une liste de serveur d'hebergement gratuit sans pub, pour ceux que ça interesse... |
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